TEMOIGNAGES

TEMOIGNAGE DE MEL

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mon histoire a 2 parties (eh oui moi aussi eternal),mais j'ai eu la chance de ne pas me faire abuser quand j'étais môme. J’ai presque 20ans aujourd’hui.

je vivais à la campagne avec mes parents et mes 2 petites soeurs. début du topo : père violent, bien penché sur l'alcool (j’en ai fait plus qu'à mon tour des vols planés).

Qui dit violent dit nous battait, ma mère, moi et une de mes soeurs, pas la plus petite dieu merci. Ma mère est monté sur paris pour le travail, ma moyenne soeur a suivi. Elle avait des problèmes relationnels avec mon père (je dis ça comme ça parce que je ne me rappelle plus le problème) et il l'a littéralement torturée sous mes yeux parce qu'elle avait des soucis et faisait des conneries, et moi grande conne, je croyais que c'était normal sa violence mais pas à ce point donc j’ai fait ce que j’ai pu pour éviter ça à ma soeur mais c’était encore pire quand je m'en mêlais donc j’ai dû subir. l'horreur quand on est la plus grande et qu'on a pour mission perso de protéger ses ptites boutes de soeurs. Je m'étale un peu mais c'est pour que vous voyez à quel point il était violent...Ensuite ma petite soeur aussi est partie et là l'enfer a empiré parce que déjà que j'avais peur quand la fin des cours arrivait de savoir s'il allait être bourré et me faire passer une nuit blanche à me parler de sa putain de vie en me disant quand je tenais plus : "julie, réveille toi, faut pas dormir, c’est pas le moment",et en plus ce fils de pute a commencé à me toucher quand j'étais en 5e, très progressivement il a été vers le viol.

il me demandait si ça me plaisait et je répondais oui pour pas qu'il réessaie pour que j'aime (il m'avait fait le coup quand j'avais dit non),et en plus fallait que je fasse semblant d'aimer parce que sinon c'était plus long et en plus après il m’en parlait, l'horreur. mais j'ai jamais tenté de fuir, ni résister.

En plus (là vous allez rigoler,moi-même je me marre), j'ai fait une fugue en 5e,un lundi matin où il emmenait ma mère au train, bien sûr je me suis fait topée par les gendarmes à la gare quand j'ai voulu rejoindre ma mère en train et ils m'ont ramenés au collège en bagnole de gendarmes, j'avais une trouille bleue de mon père, qui à ma grande surprise n'a pas été pire que d'habitude; bref j'ai jamais été autant aimée au collège (stupides!) et tout ça c’est passé le lundi 1er avril !On m'a bien vanné là-dessus en me disant que c’était pas la meilleure blague à faire, je suis d’accord.

Pour en finir avec cet épisode, ça a duré 5ans sans que ma mère sache mais ensuite on s'est tirées de la maison parce qu'il était devenu plus violent (il a failli tuer ma mère à plusieurs reprises et il recommençait à me tomber dessus parce que quand il tombait sur ma tite maman je le frappait poings fermés).du coup tout a cessé.

tout a resurgi fin avril parce que ma petite soeur est quelqu'un de très dur et assez impitoyable et que ça faisait quelques temps qu'elle était devenue intenable. bref, ma mère a appris par elle que mon père l'avait violé pendant 5 mois jusqu'à ce qu'on parte (en gros il serait encore dessus si on s'étaient pas tirées). Moi j’ai rien dit mais quand ma maman ma posé la question si ça m'était arrivé,j’ai dit "non" mais j’ai convaincu personne même pas moi. tout ça pour dire qu'on a porté plainte et que j'ai la trouille de rentrer de madrid parce que la confrontation me pend au bout du nez même si j’en veux à mort à mon p... et je le hais mais pour ma petite soeur,pour moi je ne ressens rien il m'indiffère.

la deuxième partie est celle qui me traumatise le plus.

fin mars 2003, je me suis fait violée à la sortie d'une boîte de nuit par un inconnu dont je pourrais pas reconnaître le visage (faisait froid visage emmitouflé dans l'écharpe), je sais juste que c'était une racaille vu le langage et l'accent. Je ne me suis pas défendue, il avait un couteau ou un truc du genre qu'il ne m'a pas montré mais fait sentir à travers mes vêtements,et mon instinct de survie a voulu que je prenne pas de risques inconsidérés donc j’ai pas bougé. Un mois plus tard je plaque mon mec qui était avec moi en boîte le dit soir. Bref, tout ça m’a traumatisé mais je m’en suis vite remise, moral de battante oblige, et puis pour d’autres raisons je n’avais pas le choix sinon je coulais. Aujourd’hui ça va mieux et j’apprends tant bien que mal à vivre avec. Mon message est « surtout ne perdez jamais espoir, la vie ne vous tourne pas le dos malgré ce qui a pu vous arriver alors mordez dedans à pleines dents ! ».

merci de m’avoir lue.

MEL