POESIE

LES POEMES DE MARMOTTE

ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

Voici quelques trés jolis poémes qui m'ont été envoyé par Marmotte

Les pleurs

Je pleurs, je verse des larmes devant toi,

Ce matin, au levé, l’arrivée d’un beau bébé,

Heureuse nouvelle, je n’ai pu me contrôler,

Juste essuyer ces éphémères perles de joie.

Je pleurs, à l’instant, tu m’as dit n’importe quoi,

Voilà, nous rions, nous ne pouvons nous maîtriser,

Un mot de trop, le rire invite les larmes sous son toit,

Le calme revient doucement, je suis juste un peu vidée.

Je pleurs, aujourd’hui quelqu’un nous a quitté,

La fierté s’est envolé, l’humilité l’a remplacé,

Tous ensemble, nous allons nous consoler,

Et joyeusement, nous pourrons y repenser.

Je pleurs, je verse des larmes, au fond de moi,

Invisible, impalpable, mais elles sont toujours la.

En me regardant, tu ne les vois, ne les soupçonnes pas,

Mais elles sont la, derrière le sourire que tu vois.

26.10.2003

Le temps

Depuis le temps, inévitablement les années succèdent,

Un temps si vite passé qu’il fini pas faire peur…

La peur que le temps continu à filer ainsi,

De plus en plus vite, jusqu’à la fin de la vie,

Sans que rien ne puisse s’effacer ou s’estomper.

La peur, que tout reste ancré dans la mémoire,

Sans pouvoir mettre la distance appropriée,

Sans arriver à se dire que c’est simplement le passé.

La peur de reculer, de régresser plus que d’avancer,

Parce que les souvenirs sont plus durs à porter,

Mais maintenant, ils ne veulent plus se cacher.

La peur de ne plus jamais accepter ce corps,

Qui a été touché, désiré, violé silencieusement,

Et que je fini même parfois par ne plus écouter.

La peur encore du geste déplacé, inapproprié,

Qui d’un moment à l’autre, me ferai tout revoir,

Me mettant dans un état d’angoisse non maîtrisable.

Et malgré toutes ces peurs, ces petites angoisses,

Des envies, pleins d’envies que je fini par inhiber,

Elles paraissent si éloignées, si différentes de la réalité.

L’envie de s’aimer et de s’accepter tel que l’on est,

Se regarder dans la glace sans se retourner l’instant suivant,

Cette image que j’ai de plus en plus de mal à tolérer.

L’envie d’écouter les gens, de leur parler,

Et d’accepter les réflexions, les avis, les compliments,

Sans penser qu’il y a inévitablement des arrières pensées.

L’envie de se montrer tel que l’on est, d’exprimer ces sentiments,

Tout en acceptant sa sensibilité, sa fragilité et les conséquences,

Parce qu’après tout, tout le monde est humain.

L’envie que quelqu’un me prenne dans ces bras,

Se sentir légère, apaisée et à la fois en sécurité,

Cette sécurité qui m’a été volée il y a des années.


L’envie de rêver à une deuxième partie de vie,

Beaucoup plus posée, plus naturelle, plus belle,

Où les rêves un par un finiraient pas se dessiner.

Une chambre

Ce soir la, je rentre dans ton antre, ta chambre,

Pour t’embêter, te déranger ou peut être te provoquer,

Entrée remarquée d’un petit gibier dans un clapier,

La porte s’est refermée silencieusement, doucement,

La proie, prise à son propre jeu consciemment ou non.

Une porte fermée, une poignée cachée plus à ma portée,

Cette petite chambre, où j’ai souvent souri, parfois ri,

Et aussi, râlé, pleuré et même quelque fois supplié,

Un mélange de moments de gaieté et de tristesse.

Le monde se resserre en deux secondes à une unique pièce,

Quatre murs et une unique porte fermée temporairement,

Deux personnes dont les objectifs sont si différents,

Une sœur, demandant de l’amitié, un peu plus d’attention,

Un frère recherchant peut être de nouvelles sensations…

La porte s’ouvre après quelques ou plusieurs minutes,

Un besoin partiellement ou totalement comblé pour toi,

La présence des larmes ou de la colère de l’autre coté,

Des larmes certains jours, que tu ne distingueras pas,

Et parfois, des larmes que tu ignoreras délibérément.

02/2004

Ne pas abandonner

Certains jours, tout va pour le mieux,

Un petit rayon de soleil réchauffe le cœur,

L’impression de ne pas tout voir en noir,

Le sentiment d’arriver à faire quelque chose,

De contrôler un petit bout de sa propre vie.

A ce moment où je retrouve un brin d’espoir,

Tout repart dans l’autre sens, pour un petit rien,

Une phrase de trop, une phrase qui manque,

Un évènement imprévu, une pensée de trop,

Qui donne l’impression de retomber aussitôt.

En seulement quelques secondes, rapidement,

Comme un soufflet tout retombe inévitablement,

L’impression de vide et toujours de vide dans la tête,

D’être incapable de faire quoi que ce soit,

De ne plus savoir avancer dans la vie mais que reculer.

Et ces personnes autour de moi, qui croient en moi,

Me disent que tout va pour moi, tout le monde passe par là,

Pas de quoi se mettre dans tous ces états,

Ils ne savent pas ce qui se passe dans ma tête,

Mais ils me disent que je vais y arriver,

Et qu’avec le temps tout viendra.

Moi, j’aurai envie de tout laisser tomber,

De me laisser aller, de me laisser couler,

Parce qu’à force de reculer, je suis fatiguée,

Je sais que j’ai pas le droit de tout abandonner…

ISOLEMENT

Un nombre indéfinissable de fois,

Une personne qui devait prendre soin de moi,

M’a dit c’est toi qui demande ça, qui est une putain,

C’est moi qui ne voulait pas, qui n’avait pas le choix,

Maintenant c’est moi qui ne vit pas, à cause de tout ça.

Chaque effleurement est comme un retour en arrière,

Le sentiment de ne plus être totalement maître se soi,

L’angoisse, les souvenirs ressortissants brutalement,

L’envie de se mettre à l’abris, s’isoler indéfiniment,

La peur des gens devient une douloureuse conséquence,

Comment arriver à reprendre confiance.

Les jours passent, en faisant toujours semblant,

pour la famille, que l’isolement est inexistant,

Que tout va bien, que ma vie est joyeuse, positive,

Personne ne voit l’ennui, la mélancolie, les larmes,

Peut être en est-il mieux ainsi.

Six mois à ne plus téléphoner et voir ses amis,

Plus envie de faire semblant que tout va bien,

Plus rien d'interressant à raconter, à partager,

On ne surf plus sur la même vague,

Impression de les abandonner et de le mériter.

LA PETITE FILLE

Bébé fragile, soigner tendrement j’ai été,

Toute petite, tu ne pouvais m’observer,

Impatiemment, ma venue t’agitait,

Sœur à toi seul, tu voulais.

Petite, tu me cajolais,

Petit à petit, la confiance s’est installée,

Les jeux et la télé nous avons partagés,

Les insultes nous nous sommes lancés.

Grandissant, nos chemins se sont séparés,

A chacun ces passes temps et divertissements.

Moi, me passionnant pour mes activités

Toi, en présence de tes copains continuellement.

A la maison, les choses se passaient tout autrement,

L’absence régulière de nos parents, nous disposions,

Moments de décontractions, moments de récréations,

Petits instants nous permettant les relâchements.

Petit à petit, ces évènements se transformèrent,

Pour finir doucement par évoluer en calvaire,

Une fois de temps en temps initialement,

Puis de plus en plus régulièrement évidemment.

A chaque avance, je montrais une résistance,

De toute évidence, tu pouvais me maîtriser,

Essoufflée, je devais me rendre à l’évidence,

La persévérance n’était d’aucune utilité

Progressivement une fleur s’est fermée,

Habillement, elle s’est cachée,

Secrètement, sa culpabilité elle a gérée,

Toujours le sourire, elle a extériorisé.

Femme seule, maintenant elle est,

Doucement, la fleur aimerais s’ouvrir,

Pour permettre de ne plus seule souffrir

Seulement, vouloir vivre et fleurir.

REFLEXION

Une envie d’écrire souvent et en même temps l’envie de ne pas écrire…

Une envie que les pensées se transforment en mots,

Une succession de lettres, de caractères de couleurs sur du papier blanc,

L'écriture, si peu de choses et parfois beaucoup d’effets:

Ces pensées peuvent devenir plus belles, plus vrais…

Ou alors plus dures, plus vrais…

Si l’écrit laisse sa place à la parole, une autre frontière est atteinte,

Comme si l’esprit était divisé en deux parties imperméables,

Les oreilles ne veulent pas écouter ce que nos lèvres ont à murmurer,

Une micro guerre, un micro conflit en nous même…

"La petite flamme"

Regarde cette petite flamme,

Oui, oui, celle la, tout près de ton cœur.

Petite flamme de l'espoir, petite lueur,

Elle te guidera vers les petits bonheurs,

bonheurs du moment, bonheurs de l'instant.


Petite flamme de l'espoir,

Petit à petit, elle éclairera ton cœur,

Et plus beaux seront ces moments.

Petit à petit, elle apaisera tes peurs,

Et plus court seront ces instants.

Sa force est en toi, la,

Ecoute son cri, ne le refoule pas,

Surtout ne succombe jamais au désarrois

Crois en toi, regarde sa force en toi,

Cette force qui te fait te trouver la.

Petite flamme vacillante encore,

Mais qui ne s'éteindra aucunement.

Elle te protège, accepte son réconfort.

Fais-en ton allier éternellement,

Petite flamme qui ne demande qu'à s'éveiller.

Accepte les rayons qu'elle te transmet,

Accepte la chaleur qu'elle te remet,

Accepte sa présence, ces bienfaits,

Regarde déjà son effet.

auteur : marmotte

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