POESIE

POEMES DE VIVIANE

ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

défaillance

Voilà qu’il a eu la malchance

De se frotter à l’intlérance

de côtoyer l’indifférence

et de rencontrer l’arrogance

Ne voilà t-il pas qu’avec impertinence

Il regarde sa vie de haut et pense

Qu’à force de carences

De regard en chien de faience

On en arrive à la démence

Il aurait voulu avoir confiance

En l’être humain et en la chance

Laisser tomber la méfiance

Oublier les ambulances

Rêver à une vraie romance

Croire en une vraie présence

Croire à une récompense

Après la douleur de sa naissance

Malgré toute l’énergie qu’il dépense

Voici que ça recommence

La lutte avec l’abstinence

On entre à nouveau dans la danse

Il se retrouve encor en partance

Vers les démons de son enfance

Que faire devant ces résurgences

Les anges sont sans défenses

Devant le gouffre de l’absence

Devant les affres de la souffrance

La vie n’a pas de sens

Mais la mort est un non-sens

Je pleure sur certaines incompétences

Personne n’a vu en l’occurrence

Que tu repartais dans les transes

Te plongeant dans ta propre répugnance

A vivre dans cette somnolence

Ce n’était pas ta préférence

Tu voulais continuer ta résistance

Il fallait que tu avances

Toujours avec persévérance

Mais c’est tout droit vers la potence

Que tu as accompli ta sentence

Ne supportant pas ta défaillance

Tu n’as pas voulu nous faire offense

En obligeant ton cœur à stopper sa cadence

Personne n’a vu l’urgence

De te sortir de ton slence

Je suis restée dans l’ignorance

Je n’ai pas reconnu l’importance

De ta douleur immense

Preuve de mon inconstance

Toi qui m’a offert tes confidences

Avant que je me sauve en vacances

l'amour sacré du père ?????

En résumé, je vous le dis

Qu’y a-t-il de plus beau qu’un amour

Un amour qui dure toujours

Dieu l’a bien dit

Nous devons tous nous aimer

Nous aimer sans compter

Mon papa a voulu être curé

Ses parents l’ont contrarié

Pourtant Dieu l’avait remarqué

Et lui avait demandé d’être à ses côtés.

Papa a tout bien lu

Normal, il était l’élu.

Dans la grotte un jour

Bernadette lui a parlé

Lui a parlé de l’amour

Qu’il devait distribuer

Il a aimé sa fille

D’une manière très intime

Mais ce n’est pas un crime

De toucher un soleil qui brille

Dieu a dit aimez vous

ma fille je te l’avoue

Je t’ai aimé plus que tout

Alors pourquoi ce courroux ?

Je t’ai offert ce fabuleux présent

L’amour avec un grand A

Et voilà qu’à présent

Tu te détourne de moi.

Tu me rejette parce que je t’aime

Et tu ne me montre que de la haine.

Sais-tu que c’était un grand honneur

Que tu aurais dû prendre avec bonheur

Au lieu de ça, ce sont tes pleurs

Qui sont la cause de mon malheur.

Tu étais une si belle fleur

Bien plus jolie que ta mère

Plus attirante que tes frères

Une poupée de douceur

Tu me devais de m’aimer

Dieu l’avait ordonné

Tu as désobéi

Tu méritais d’être punie

Honore ta mère et ton père

C’est écrit dans la bible

Mais tu as fait de moi une cible

Alors que tu aurais dû être fière

De recevoir l’amour d’un père

Dieu a crée l’homme à son image

Sans se douter du mauvais présage

Adam s’est sacrifié d’une côte pour créer la femme

Et bien souvent cette ingrate infâme

Nous abreuve de ses larmes

Et tout en dégrafant leur corsage

Elle nous dit de rester sages

L’homme est toute puissance

La femme lui doit obéissance

Il a droit de vie ou de mort

Il a entre ses mains le sort

De sa femme et de ses enfants

Qui ne lui rendent pas assurément

Vous devez vous repentir

Vous devez vous prosterner

Vous allez obéir

Et me baiser les pieds.

Quoi ? tu refuses de m’honorer

Et tu t’en vas me calomnier

Tu n’as même pas pitié

Pour celui qui t’a créée

Car tu ne dois pas oublier

Que je t’ai donné naissance

Et voila pour toute reconnaissance

Que tu te mets à m’humilier.

Je t’ai donné la vie

J’ai le droit de la reprendre aussi.

Dieu est mon ami

Tu le sais, je te l’ai dit

Je suis auprès de lui

Si je lui demande, c’est garanti

Tu iras en enfer

Tu n’y rejoindras pas ton père

Il en fait son affaire

Tu seras avec ta mère

Et aussi avec tes frères

Parmi tous les pervers

Au côté de Lucifer.

Désolée Papa

Le pervers ce n’est pas moi

C’est toi le responsable

C’est toi le coupable

La loi des hommes tu t’en fous

Elle ne vaut rien du tout

Là-dessus, je suis d’accord

Puisqu’elle ne t’a pas puni

La loi de Dieu est faite pour toi

Mais pourquoi ne te punit-il pas


Tu me diras qu’il n’y a pas de quoi

Aller fouetter un chat

Que c’est moi qui ne comprends rien

Que toi tu m’aimais bien

Que je suis une propre à rien

Tout juste une putain

Qui aguiche l’homme sans défense

Et pour toute récompense

crie au viol et à l’innocence

en utilisant toute sa violence

pour mettre à mort son ascendance

en abusant de sa confiance.

Si dieu a dit que l’amour est beau

Que l’amour d’un père est un cadeau

Qu’il nous faut accepter

pour ne pas l’offenser

Je préfère devenir athée

Et refuser ce fardeau

Et ensuite choisir d’aimer

Quelqu’un qui le vaut.

Un amour sain

Pour quelqu’un qui m’aime BIEN.

l'amère sorcière

j'aurais aimé avoir une fille bonne

qui ne devienne pas cette pauvre conne

que tout le monde surnomme la none

elle me fait honte cette personne

il me faut intervenir

pour la remettre sur le droit chemin

commencer par la punir

d'être une bonne à rien

ma mère, sa grand mère

était une sorcière

je n'en ai pas fait toute une histoire

j'ai hérité de ses dons

tu vas constater ma punition

ma vengeance va pleuvoir.

Pour commencer, ma fille

tu n'auras plus de famille

tu t'en fous tu m'as dit

et tu me vois sourire

c'est avec grand plaisir

que je vais rencontrer tes amis

en m'entendant ils vont te fuir

sachant que je peux leur nuir

je vais leur dire que tu m'aimes

et que tu es comme moi

une sorcière vilaine

qui les anéantiera.

Tu crois pouvoir me fuir

mais je peux venir te hanter

tel un fantôme farceur

qui viendra te réveiller

et t'empêchera de te rendormir

en te plongeant dans la terreur

Tu veux nier que je suis ta mère

tu me vois comme une vipère

alors voici maintenant la colère

d'une mère amère.

halloween la divine serine

C’est avec une grande douleur

Que je découvre avec stupeur

Au fond de ta cage ton petit corps

Oui, nul doute, il est bien mort.

Après 6 ans de bonheur

Tu as voulu voir dehors

La cage était ouverte

Tu as pris la poudre d’escampette

Tu n’as pas pensé qu’à l’extérieur

Vivait un grand prédateur

Je ne verrais plus ta jolie trombine

toi ma divine Halloween

ma joyeuse serine

du Mozambique d’origine

Je revois zoé la féline

Je crois encore que j’hallucine

Je la croyais ta copine

Et voilà qu’elle t’assassine

Mon cœur est en ruine

De ne plus te voir petite coquine

Celle que l’on dit la câline

Il a fallu qu’elle t’élimine

Ton compagnon ne cesse de t’appeler

Se demandant où tu es passé

On lui dit que tu es partie

Là haut , au paradis

Mais il ne comprend pas

Pourquoi tu n’es plus là.

6 ans de passer avec toi

A te voir vivre et sautiller

Je crois bien qu’il ne peut pas

Croire que tu l’ais laissé

Il se demande, j’imagine

Ce qu’il va pouvoir devenir

Sans ta belle Halloween

Peut-être vas-tu mourir.

Les chats continuent de s’en foutre

Mais tes maitresses sont dans la déroute

Le regard tout mouillé

Toujours à se demander

Comment elles vont pouvoir pardonner

Au petit chat si choyé

Qui vient de leur enlever

Leur oiseau préféré


On ne te verra plus sautiller

On ne t’entendras plus chanter

Tu ne vas plus t’approcher

Si près qu’on aurait pu te toucher

On ne pourra plus se parler

Toi en dodelinant de la tête

Et en tapotant avec ton bec

Halloween, tu vas nous manquer.


EN 1999, peu avant Halloween

Tu es sortie de ta vitrine

Pour venir habiter

Dans une grande cage dorée

Et voici qu’en 2006

Peu après Halloween

Tu tires ta révérence

Laissant deux cœurs humains en souffrance

Et que devons-nous faire maintenant

Que tu as laissé ce grand blanc ?

Trouver une compagnie

à celui qui partageait ta vie.

La remettre dans ta cage

Avec la peur d’un carnage

Ou confier ta moitié

A quelqu’un qui pourra lui donner

Une place dans une cage

Qui lui permettra un remariage

Dans un foyer sans félins

Qui voudraient se faire un festin ?

Difficile question

Pour nous aussi qui l’aimons.

L'insuportable bataille

Un jour je suis partie

Toute seule dans la nuit

Tombée dans l’oubli

Pour continuer ma survie

Et voici qu’un soucis

Me fait pousser des cris

Fait remonter des abysses

Un monde de supplices

L’homme avec délice

Fait subir ses sévices

A cet enfant sans vie

Qui attend d’être punie

Pour une faute qu’elle n’a pas commis

Mais qui la torture pour la vie.

Aujourd’hui, c’est avec effroi

Qu’elle comprend son désarroi.

Ce qu’on lui a dit n’est pas la vérité

Mais maintenant elle ne sais plus ce qu’elle est

Elle était une chose utile

Qui plaisait beaucoup à ce débile

Ce débile qui respirait l’horreur

Et semait sur son chemin la terreur

Elle avait cru ses mots

Et ne comprenait pas ses maux.

Elle vient de se réveiller

Au beau milieu d’un cauchemar

Et se demande où elle est

Et ce qu’elle va maintenant voir.

Comment sortir du noir

Et enfin s’apercevoir

Qu’elle n’est pas une tare

Avant qu’il ne soit trop tard.

Devant la vérité

Elle a voulu s’échapper

Risquant de se blesser

Voire même de ce tuer.

Se sentant incapable

Se supporter l’insupportable.

Elle voudrait fuir et trouver l’oubli

Mais sa mémoire a resurgit

Maintenant elle n’a plus le choix

Il faut regarder devant soi

Affronter le grand froid

Et comprendre cette fois

Que son chemin passe par là

Et que son destin , il est là.

C’est à elle de trouver

Le chemin de la liberté

Il faudra qu’elle soit capable

De le rendre praticable

Il faut qu’elle débroussaille

Il ne faut pas qu’elle défaille

Qu’elle se lance dans la bataille

Avec la force de ses entrailles.


L’enfer se tient près de moi

Et je me demande pourquoi

Tant d’années à souffrir

J’aurais peut-être dû mourir

Il y a vraiment des gens pour qui

La vie n’a rien de choisi

Plutôt quelque chose de subi

Au milieu d’un monde pourri.

Il est des enfants meurtris

Qui ne demandent rien à la vie

Qui continuent de survivent

Alors que d’autres veulent vivre

Pourquoi ne pas avoir ce choix

Tu veux vivre et moi pas.

Je reste en vie et tu dépéris

Et pourtant tout te souris.

Tu trouves que la vie est belle

Et tu ne veux pas la quitter

Pour moi c’est une poubelle

Mais je dois la garder.

En somme je prends une place

Que je n’ai pas méritée

Avoue que c’est dégueulasse

Quand d’autres auraient aimé

Avoir droit à une place

Mais ne l’ont pas gardé.

Hélas, je suis lasse

De ne pouvoir te la donner.

N’as tu point honte, oh vilaine Zoé

De refuser la vie quand d’autres ne font que prier

Pour leur survie sans jamais être exaucé.

Souffrir de vivre

Souffrir de ne pas survivre

Toujours souffrir

Alors que je voudrais fuir.

Ne plus voir le passé

Ne plus espérer un avenir

Quand tout à la base a foiré

Comment penser que cela va finir.

Vous me demandiez hier encore

De m’accrocher mais c’est trop d’effort

Vous n’avez sans doute pas tord

Mais mon cœur reste dehors

Transi de froid

Transi d’effroi

Se demandant pourquoi

Il en est encore là.

Je ne ressens plus rien

Hormis la honte au petit matin

La honte d’être en vie

La honte d’être ce que je suis.

Mais il n’y a pas de soucis

Je tiens bon tel que je suis.

Peut-être un jour aurais-je le cran

De me punir en me blessant

Que faire en attendant

Prier le ciel assurément

Demander un apaisement

Et pouvoir vivre tout simplement

En pensant qu’on y a le droit

Et qu’à personne on ne prend ce choix.

Hier vous m’avez appelé

Pour me dire de me soigner

De surtout bien m’accrocher

Vous ne connaissez pas mon passé

Il est horrible à pleurer

Je suis sûre que vous côtoyez

Des personnes qui méritent d’être aimées.

Mais pour moi voyez-vous

Tout cela reste flou

Je ne crois pas en l’amour

Celui qui doit durer toujours.

Au mieux l’indifférence

Et au pire la souffrance.

Comment vous expliquer

Que de vivre j’en ai assez

En tout cas vivre ainsi

Je crois bien que cela suffit

Soit les choses vont changer

Ou je n’ai plus qu’à me ranger

Au fond d’un tiroir

Ou d’un vieux placard

Un endroit sans odeur

Un endroit sans senteur

Un endroit où l’horreur

Côtoie la terreur.

Je voudrais sortir de là

Mais au fond en ai-je le droit ?

Je refuse de m’accrocher

Pour continuer à peiner

Qui va me donner le droit

Qui d’autre en fait à part moi

Il m’appartient de faire ce choix

Ce choix qu’il faut que je m’octroie

Non pas le droit de survivre

Mais enfin le droit de vivre.

Où ai-je mis le laisser passer

Qui me donnera enfin l’accès

L’autorisation de continuer

L’autorisation d’avancer

Sans me demander pourquoi

J’ai égaré mon visa

Où trouver le passeport

Qui conjurera le mauvais sort.

Je ne veux pas rester en plan

Me demandant inlassablement

Le pourquoi et le comment

Juste aller vers l’avant.

cool, faut prendre le temps de vivre.

tu es né en pleine tempête

c'était loin d'être la fête

ta grande soeur a raconté

ce qui à la maison se passait

tu as été délaissé

de toi je me suis occupée

avec toute l'énergie que je pouvais trouver

aussi un peu pour oublier

ce qui venait de se passer.

Je te revois dans ton "baby relax"

ton regard curieux toujours en mouvement

et moi me lamentant

la cuillère de yaourt à la main

"ouvre la bouche, tu veux bien"

mais déjà tu prenais ton temps

tu avais déjà ton air nonchalant.

Et pour le biberon, c'était pareil,

il fallait que je te réveille.

Tu dormais dans mes bras

au lieu de prendre ton repas.

plus tard je t'ai appris à marcher

en te tenant par les mains

tu n'étais pas très pressé

cool, on verra bien demain.

Puis un jour tu as parlé

tu avais mis du temps à te décider

on desespérait de t'entendre

puis miracle ton premier mot

et à nouveau le KO

tu as décidé de dire papa

ton père est fou de joie

que tu ais dis papa en premier

et il nargue ta mère

car c'est lui que tu préfère.

mais vite il a déchanté

comprenant que quand papa tu disais

ce n'était pas lui que tu nommais

papa veut dire maman

peupeu veut dire papa.

ce n'est pas difficile à comprendre

mais faut pouvoir accepter cela.

Tu ne te prenais pas la tête

pourquoi se compliquer l'existence

fallait-il que tu sois prêt

à accepter ta naissance ?

Moi je te trouvais rigolo et amusant

tu me faisais rire

tu riais de me voir rire

mais sous la pression des parents

tu as dû entrer dans le rang

et accepter de dire maman.

Puis j'ai eu le droit à mon surnom

c'était vraiment trop mignon

tu m'apelais gicha

et ton frère c'était pakache.

on t'avais fait naître en avance

déjà avant ta naissance

dans le ventre de ta mère

tu étais un casse coup

le cordon ombilical autour du cou

relater cet exploit te rendait fier.

Tu semblais n'avoir peur de rien

parfois ça m'inquiétait

tu as plongé dans petit bain

sans savoir si c'était un petit ou un grand bain.

Tu as construit des cabanes en fôret

tu as grimpé, tu es tombé

te blessant sur tes lunettes

mais non rien ne t'arrête

la vie possèdait ton corps

sans que tu ne fasses d'effort.

Et moi ta grande soeur

je devenais ta petite soeur

tu disais, vas-y, c'est facile

en te regardant, ça en avait l'air

mais en fait c'était difficile

et te suivre, c'était une autre affaire

parfois j'étais en colère

et tu ne te laissais pas faire

un jour tu m'as dit "tu me barbes"

tu as pris de la rhubarbe

et tu m'as tapé sur la tête

le message était clair et net

tu m'as assommée

et tu as pu continuer

à tranquillement vaquer

à tes occupations préférées

je t'ai laissé tranquille

à jouer avec tes automobiles

Rêvons un peu...

Une petite série de "si j'étais", histoire de rêver un peu.

Si j'étais le vent, je serai une douce brise d'été.

Si j'étais la lune, je serai ronde et pleine dans un ciel plein d'étoiles.

Si j'étais une constellation, je serai Cassiopée, ma préférée.

Si j'étais un arbre, je serai un abricotier plein de fruits.

Si j'étais une fleur, je serai la plus fragile.

Si j'étais un drapeau, je serai celui de la paix dans le monde.

Si j'étais un homme, je serai tendre et calin.

Si j'étais une arme, je serai un pistolet à eau.

Le plongeon

Je n'y arrive plus et je régresse

Vers les abymes de ma détresse

Ce soir, c'est le plongeon

Ce soir, plus de passion

Je touche le fond de mon dégoût

J'avale telle une plaque d'égoûts

Je n'arrive plus à me cacher

Plus à me dérober

J'ai parlé

Il est trop tard pour me sauver

Trop tard pour recommencer

Trop tard pour me taire

Les gens m'en parlent et ça m'enterre

Je ne suis plus en paix

Sans cesse on remue le couteau dans la plaie

Je ne veux plus en entendre parler

mais c'est trop tard, j'ai dénoncé

Et mon chemin intérieur

Devient celui de l'extérieur

Je suis dépossédée

Je ne suis pas libérée

Qui peut me réconforter?

J'ai besoin de bras à aimer.

L'amour dont l'absence m'épuise.

Qui a dit que la vie n'est qu'une fête

Moi qui en ai pris plein la tête!

Qui se soucie de mon sort

Moi qui recèle tant de trésors?

Ma devise est de tout donner, tout pardonner

Vivre pour les autres, pour les aider

Pour que personne ne voit ce que j'ai payé

Le prix de ma vie est tant élevé!

Mais quelle vie quand si jeune on m'a brisée?

Quelle vie quand adulte on m'a tuée?

J'aurai tant de fois dû décéder!

Peut-être que j'y suis arrivée!

A force de sortir hors de mon corps

Peut-être l'ai-je abandonné alors?

Je suis lassée, j'en ai assez

De toujours crier pour un "encore"

De croire que la vie va continuer

Qu'un jour, pour moi, ce sera de l'or.

Mais l'or attire les convoitises

Pour si peu il faut que l'on me brise

Car jamais je n'aurais cette bise.

Je n'en peux plus et mon âme se déguise

En une flamme dont la chaleur m'épuise

Je lance un dernier appel

Je pousse un dernier cri

Comme l'enfant qui vient de naître

Mais pour mourir cette fois-ci.

L'horizon.

Allons mes amis, buvons!

Puisque pour nous fuit l'horizon

Pas de répit ni de calme serein

Enchanterons de meilleurs lendemains

La voix de la Sagesse

Est telle la caresse

Divine et prometteuse

D'une âme tumultueuse

Allons mes amis, soyons!

Ce que le monde en suspension

Délire de façonner un ange mutin

Qui lentement, de ses petites mains

Forgera la tendresse

Offrira la promesse

Pour notre errance houleuse

Pour nos âmes si pieuses

Allons mes amis, vivons!

Puisque tout ici-bas n'est que révélations

Puisque tout ici-bas n'est que méditation

Voguons vers l'autre rive de la contemplation

Et laissons-nous en paix, défunts tourbillons.

A Vous, âmes jumelles.

A Toi, Dans la Lune.

A vous, L'Etranger.

Vous, l'étranger qui m'est si familier

Acceptez cet amour qui vous est proposé

Celui qui cherchait un modeste recoin

A trouvé en votre âme un bien doux réconfort

Comme ce hère qui espère bien souvent en vain

Obtenir cette obole qui le rendra plus fort.

A Vous, l'étranger qui venez de si loin

Qui m'offrez aujourd'hui une si grande main

Comment puis-je accepter de la serrer si fort

Moi qui n'ai dans mon coeur nul autre trésor

Que celui convoité par tant de matadors

Un envoûtant mystère fait de haine et de mort

A Vous, l'étranger que je chéris de loin

Je remets à vos pieds ma cape et mon épée

N'espérez pas m'abattre je vous en serai gré

Vous pouvez me mater je sais me rebeller

Les duels singuliers, pour sûr je les connais

Mais j'aimerai pour l'heure le repos du guerrier.


A L'étranger qui seul sait m'apaiser.

L'âme de minuit

Dans la nuit noire et profonde de cette immensité glacée

S'arrêtant une seconde il contemple cette beauté

Ce qu'il découvre ici, devant lui géante

C'est l'âme de minuit, belle et odorante

Le parfum qui s'en dégage est des plus délicats

Cette seconde pour lui éternellement durera

Passer de la réalité au rêve, douce transition

Qu'est l'apanage des arbres au début de la floraison

Dans la nuit noire et profonde de cette immensité glacée

C'est l'amour et la joie qu'il a trouvé

Et ses yeux pleins de larmes s'émerveillent

Comme l'enfant un matin de Noël.

A tous ceux et celles qui se croient désertiques. Parce qu' en tout être un potentiel existe. Un jour viendra le divin jardinier, qui d'une terre aride fera un potager.

La Bise.

Qui a dit que la vie n'est qu'une fête

Alors que moi, j'en ai pris plein la tête

Qui se soucie de mon sort

Moi qui recèle tant de trésors?

Ma devise est de tout donner, tout pardonner

Vivre pour les autres, pour les aider

Pour que personne ne voit ce que j'ai payé

Le prix de ma vie est tant élevé!

Mais quelle vie quand si jeune on m'a brisée?

Quelle vie quand, adulte, on m'a tuée?

J'aurais tant de fois dû décéder!

Peut-être que j'y suis arrivée!?

A force de sortir de mon corps

Peut-être l'ai-je abandonné alors?

Je suis lassée, j'en ai assez

De toujours crier pour un "encore"

De croire que la vie va continuer

Qu'un jour, pour moi, ce sera de l'Or

Mais l'or attire les convoitises

Pour si peu il faut que l'on me brise

Car jamais je n'aurai cette bise

Qui sentira ma douce brise?

Je n'en peux plus et mon âme se déguise

En une flamme dont la chaleur m'épuise

J'aimerai réanimer l'amour dont l'absence m'épuise

Car lentement je m'amenuise

Qui sentira cette douce brise?

Qui m'offrira la tendre bise?

Le plongeon

Je n'y arrive plus et je régresse

Vers les abymes de ma détresse

Ce soir, c'est le plongeon

Ce soir, plus de passion

Je touche le fond de mon dégoût

J'avale telle une plaque d'égoûts

Je n'arrive plus à me cacher

Plus à me dérober

J'ai parlé

Il est trop tard pour me sauver

Trop tard pour recommencer

Trop tard pour me taire

Les gens m'en parlent et ça m'enterre

Je ne suis plus en paix

Sans cesse on remue le couteau dans la plaie

Je ne veux plus en entendre parler

mais c'est trop tard, j'ai dénoncé

Et mon chemin intérieur

Devient celui de l'extérieur

Je suis dépossédée

Je ne suis pas libérée

Qui peut me réconforter?

J'ai besoin de bras à aimer.

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