POESIE

LES POEMES DE LATAUPE

ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

QUAND VIENDRA LA NUIT

Les yeux grands ouverts, j’avance dans le brouillard

De jour en jour ma vision me joue des tours

Je cherche en vain à distinguer les regards

Les visages, les sourires des gens qui m’entourent

J’ai peur un jour de ne plus voir les couleurs

Des merveilleux paysages de la nature

Et si je perdais à jamais cette lueur

Qui dans mon pauvre monde, me guide, me rassure

Comment envisager un jour d’oublier

Les images que j’ai de ceux qui me sont chers

Lorsque le jour se fera noir à jamais

La vie toute entière aura un goût amer

Mon quotidien : isolement et dépendance

Me priveront de tous choix, toute liberté

Je déverserai haine, révolte et violence

En réponses à l’injustice d’une destinée

Je n’ai pas choisi de mener ce combat

Je veux voir le soleil, atteindre les étoiles

Que le jour m’illumine de ses plus beaux éclats

Je n’ai pas demandé à vivre sous un voile

Sans doute ne me pardonnerez-vous jamais

L’abandon de moi-même, de ma propre vie

De cette obscurité, enfin me libérer

Quand viendra la nuit, je partirai sans bruit…

Lataupe54

PETITE TORTUE DE BOIS…

Sur ton dos tu me portes, me soulèves

Au-delà de mes frayeurs, des mauvais rêves.

Tu fais rempart à mes tentations

Celles bien sûr de la boisson

Lorsque tu te mets à terre

A l’entrée de ma taupinière

Ta silhouette me ramène à un visage

Ou plutôt à une voix douce et sage

De la personne que tu as retrouvée

Qui nous a fait nous rencontrer

Elle m’a offert un cristal de roche

C’est à lui maintenant que je m’accroche

Je n’ai plus besoin de mousqueton

Je suis en confiance, avançons !

Qui aurait pu un jour imaginer

Qu’une titetaupe puisse apprivoiser

Un jour d’avril une petite pierre

Qu’au creux de sa main elle serre

Alors que pendant de longues années

Elle en a portées, déterrées, et fracassées

Sans doute parce que ce cristal a beaucoup de valeur

Il fait le lien avec quelqu’un qui lui a ouvert son cœur

Son cristal la mène désormais dans la bonne direction

Malgré sa mauvaise vue la taupe a retrouvé le sens de l’orientation !

Titetaupe ne sais pas toujours exprimer ce qu’elle ressent

C’est par écrit qu’elle adresse tous ses remerciements

Je suis comme le petit oiseau tombé du nid

Que l’on remet sur sa branche pour qu’il reprenne vie

Il va donc me falloir penser à changer de pseudo !

Ce pourrait être un nom d’oiseau, mais sûrement pas Caliméro !

Lataupe54

J’ai écrit ce poème pour ma psy qui m’avait prêtée son porte-clés

(une tortue en bois), lorsque je lui ai rendu, elle m’en a offert un

en cristal de roche, je lui ai remis le mien : un mousqueton.

LA NUIT…. LE JOUR…. RIEN…

La nuit, le passé fait sa ronde

Sans bruit peu à peu il m’inonde

La nuit, mes cauchemars me ramènent

A toutes ces horreurs, toutes ces scènes

La nuit, la mémoire me revient

Avec mes démons comme témoins

La nuit, les fantômes se promènent

Egarés aux portes de mes peines

La nuit, je suffoque, je fléchis

Le souffle court, en pleurs, sans cris

La nuit, « petit ange » s’est écroulé

Epuisé, horrifié, lassé

La nuit, « petit diable » fait surface

Prend place dans ma tête, ma carcasse

La nuit, est sa plus fidèle amie

C’est dans le noir qu’il se fortifie

La nuit, c’est le manque effroyable

De réconfort inavouable

La nuit, mon cœur saigne de douleur

Meurtri de devoir vivre de leurres

La nuit, j’ai peur de tout, de moi

D’un réveil brutal, plein d’effroi

La nuit, le jour, peu importe

Le diable verrouillé la porte

La nuit, le jour, il dompte et veille

Sur « petit ange » qui sommeille

La nuit, le jour, « petit ange » rêve

Perdu dans ses songes lentement il crève

La nuit, le jour, rien pour l’heure

L’ange est parti vers un autre cœur :

Un cœur qui ne sera pas de pierre

Un cœur qui en vaut la peine

Un cœur qui saura pardonner

Un cœur qui se laissera aimer

Un cœur rempli d’amour

Lataupe54

SORTIE DE PRISON

J’entends ce bourdonnement

Dans le fond de ma tête

Il est lourd, trop pesant

Jamais il ne s’arrête.

C’est le son du silence

C’est le son du « tais toi,

Ne dis pas ce que tu penses

Ou prends garde à tes doigts »

Souvenirs d’une tête baissée

Un regard toujours absent.

Vous m’avez piétinée

C’est un bruit assourdissant.

A vos pieds j’ai rampé

Mais j’ai quand même mordu

Vous m’avez humiliée

Vos rires ne me quittent plus

J’ai reçu ma correction

En m’opposant à vous

Vingt ans de réclusion

Je suis restée à genoux

Vous êtes resté en moi

Je voudrais vous vomir

Et cet alcool qui ne suffit pas

A enfin vous faire sortir

J’aurais dû sauter de là-haut

J’ai pas pris l’issue de secours

Mais le chemin du bistrot

Au milieu des vautours

Seule la mort nous séparera

Moi je quitterai ce corps

Mais vous, vous resterez là

Abandonné à votre sort


Pour vomir, j’ai bu

Pour ne pas parler, j’ai fumé

Pour ne pas pleurer, j’ai sniffé

Pour faire semblant, j’ai avalé

Pour tout oublier…. J’ai tout mélangé

Pour atteindre l’issue de secours…. Je me suis shootée

Mais une autre porte s’est ouverte…. J’ai vu de la lumière, et je suis entrée

Et par mes mots et mes pleurs, je me souviens, je vous vomis, je suis en chemin pour un jour Etre…

Enfin....

Sur moi vous n’aurez plus d’emprise

Jamais vous ne me quitterez

Mais cette fois, vous lâcherez prise,

Vous étoufferez et je vivrai

Lataupe54

Même si c'est dur

Même si c'est dur, j'y arriverai.

Je franchirai des murs, je traverserai

Des mois, des années,

Mais j'y parviendrai.

Je découvrirai en un long murmure

Le bleu d'un ciel pur, j'en suis sûre.

Et je cueillerai des bouquets d'azur.

Et je deviendrai aventure

Née de ma brisure, aventure,

Ouverture, terre mûre,

Moisson du futur...

Et je me battrai...

Et je lutterai...

Et je vivrai pour de vrai...

auteur la taupe54

MOTS POUR MAUX

Le jour, la nuit je tape sur mon clavier

Pour écrire tout ce que j'ai envie de crier

Mes joies, mes peines et mes sentiments

Ici pas de place pour les faux-semblants

La peur, la honte, la violence, le mépris

Ces maux qui régissent aujourd'hui ma vie

Des mots d'amitié, de tendresse, d'amour

Des mots simples, des mots de tous les jours

A défaut de les vivre, je ne fais que les emprunter

J'en use, en abuse, par peur de les oublier

Je crache en venin tout ce qui m'envahit

Tout ce que j'ai vu, ce que je n'ai pas dit

Ce qui me lie sous le sceau du secret

Ce qui me hante et me déchire à jamais

Une demande de pardon, passer aux aveux

Ce que je ne murmure plus à Dieu

Ecrire est ma façon à moi d'exister

Sûrement pas de refaire le monde, de rêver

C'est mon salut, ma dernière chance

Pour un jour vivre ma délivrance

Des mots pour mes maux...

Mes mots pour des maux...

Lataupe54

A LEURS MEMOIRES

A la mémoire de nos frères

Qui ont connus le vide

C'est de l'alcool, de l'ether

Sur ces visages livides

Tant de parfums éphémères

Dans l'amer de l'acide

A la mémoire de ces gens

Qui n'ont connu que ça

Trouver à quel prix l'argent

Pour fuir au "Nirvana"

Un jour ils quittent les vivants

Les malades du sida

A la mémoire des "junkies"

Cherchant en vain leur dose

D'où, de quand enfin de qui

Du moment qu'on propose

Juste un "trip" au "paradis"

Mais à quand l'overdose

A la mémoire des "héros"

Partis dans la souffrance

Aucun message ni de mots

De leur vie pleine d'absence

L'héroïne mène "ses héros"

Vers l'ultime délivrance

Enfin à Vous Messieurs, dames

Qui ont choisi la balle

La corde, le vide, ou la lame

Pour mettre un point final

A une vie remplie de drames

Quand l'humain est "animal"

... A Carlos.... et à tout ceux et celles qui ont souffert, souffre et souffriront dans leur corps et leur esprit

lataupe54

LES OISEAUX LIBERATEURS

Les larmes sont une sorte d'oiseaux qui habitent le coeurs des êtres

Quelquefois, elles apparaissent en bande

Souvent, ce n'est qu'une seule qui prend son envolée

Pour se poser sur le bord d'une paupière

En s'envolant de nous, ces oiseaux larmes entraînent

Comme des pierres sous leurs ailes de la douleur qui

Rend le coeur si lourd à porter

Mais pour se rendre jusqu'aux yeux d'où ils s'échappent,

Ils doivent lutter contre les vents de l'indifférence de l'orgueil

Ceux-là qui, quelquefois attrapent les oiseaux-larmmes dans un grand filet

Les gardent prisonniers en une boule au centre de la gorge

Ne capturez jamais d'oiseaux-larmes,

Ce sont les messagers du monde de notre coeur,

Ils ont quelque chose à dire, à montrer aux autres

Les oiseaux-larmes chantent la beauté de notre être

Lorsqu'une larme jaillit des yeux d'un être

Pour se laisser glisser sur la joue, cueillez-la d'un baiser

Elles donnera à vos lèvres des paroles d'amour

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Les mots me sont vrais pigeons voyageurs

Qui s'envolent et qui volent,

Fidèles, à tire-d'aile, messagers de mon coeur

De mon coeur en fleurs ou en pleurs

Transparents, légers ou pesants

Hiver ou printemps, tout chauds,

Bien vivants, chants, élans,

Cerf-volant dans l'espace et le temps

Plumes de douceur, ces mots, mes mots

Me sont oiseaux libérateurs

auteur : lataupe

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