POESIE

LES POEME DE

DANS LA LUNE

ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

Insomnie

Minuit trente sept, les pensées en errance,

Cent pas dans le couloir, perdue dans la nuit noire;

Les illusions font rage et frappent en silence

La mesure insensée d'un sombre désespoir.

Quatre octaves plus bas mon coeur cogne la mort,

Mon corps se décompose dans un tremblement vain.

Un sifflement strident sonne jusqu'au matin,

L'obscurité m'étouffe, et la nuit me dévore...

Minuit trente sept, entrent dans la cadence

Dans le rythme endiablé des souvenirs d'enfance.

Aux rêves égarés, s'est substituée la peur

De ce monde insensé, sans lueurs et sans heurts.

Trois larmes déséchées se noient dans mes pensées

Bouffées par ces années arrachées au passé.

Un vacarme incessant pollue mes idéaux:

Un cri désespérant,s'empare de mes mots.

Minuit trente sept condamnées au silence

Je bois ma solitude au mépris de la vie

Je me noie dans l'ivresse, sombre dans la folie,

Cette nuit pue la mort , je pars à contre-sens.

Deux lames déposées sur mon corps dépravé

Glissent inlassablement sur ma vie dépeuplée

Lentement je m'endors dans le repli du monde

Je marque trois soupirs, deux notes, une seconde.

Minuit trente huit, les pensées en errance,

Cent pas dans le couloir, perdue dans la nuit noire;

Les illusions font rage et frappent en silence

La mesure insensée d'un sombre désespoir.........

Conduites à risque

Un matin d’morosité

Morose idée de m’évader

J’positive au cannabis

Mon cœur s’éclate en artifices

Mes idées volent en délire

Violent désir de m’survolter

M’évader dans un sourire

Dans une larme non contrôlée

M’arracher un peu d’mon corps

L’emm’ner voguer au large de la mort

Oublier réalité

Réaliser que j’rêve encore

M’envoler puis disjoncter

Reconnecter les illusions

M’égarer de légèreté

Jeter ma vie et faire abstraction

Renverser le cours du temps,

Pour écourter les moments présents,

M’endormir dans le silence

Vider le monde, de ma présence

Un matin, bouffé par la peur,

Derniers instants de liberté

Prisonnière de ma torpeur,

J’condamne mon corps à perpétuité.

Un matin d’morosité,

J’me suis lancée en quête de l’oubli

J’ai quitté mon corps dépravé :

A fuir ma vie, j’ai tout détruit.

j'aurais aimé te dire

Valse de solitude au miroir de mes maux,

J'avale le silence d'un cri sans écho,

Résonnance lugubre d'un vide incertain

Sur un regard livide égaré au lointain

Le reflet de l'angoisse écrit sur le miroir

Des mots dénués de sens ponctués à l'encre noire.

Mes larmes les effacent au détour d'une nuit

Lentement je trépasse sous le poids de ma vie

Tu sais parfois j'aurais aimé te dire ma peur

Te confier ma douleur sentir battre ton coeur

Mais au fi de tes bras, j'ai trouvé le silence,

Le vent de ton absence souffle sur mon enfance.

Allongée sur le sol, j'écoute tes bémols

Prendre enfin la mesure, d'une étrange portée

Trois temps sans percussions sans cesse répétés

Sur une partition dont les notes s'envolent.

Un corps sans état d'âme traverse le tourment

La tête sur le trottoir, sous les pas des passants

Frappé par le mépris et les rires incessants

Bouffé par les non-dit et les mots insultants.

Tu sais parfois, j'aurais aimé te dire ma vie

Te confier ma douleur, t'écrire qui je suis

Mais au fi d'un soutien, j'ai trouvé remontrances

Le vent de ton silence souffle sur mon enfance

Seule au milieu du monde, j'ai mal à en crever

En dehors de la ronde, jsuis du mauvais côté

Je subis en silence, les rumeurs infondées

Que votre indifférence, ne fait qu'alimenter

Tu sais parfois, j'aimerais que tu vois ma vie,

Te confier ma souffrance te dévoiler mon cri

Mais au fi d'un soutien je trouve le silence

Le vent de ton absence souffle sur mon enfance

Tu sais parfois j'aimerais que tu vois ma peur

Te confier ma douleur, sentir battre ton coeur

Mais au fi de tes bras je trouve le silence

Le vent de ton absence souffle sur ma démence

Et puis rêver encore...

Je donnerais ma vie

Pour m'épargner la mort

Ne pas crever ici

Plantée dans le décor

Prendre une bouffée du monde

Dans un battement vain

Respirer les secondes

Promises au lendemain

Et puis rêver enfin

Je donnerais ma vie

Pour rompre avec le temps

Oublier qui je suis

M'arracher au présent

Et me laisser porter

Par les voix du silence

Par ces notes écorchées

Qu'aucune portée ne panse

Pouvoir rêver encore

Je donnerais ma vie

Pour m'extirper d'mon corps

L'expédier dans l'oubli

Le gommer du décor

Voguer en liberté

Jusqu'à crever d'ennui

Mais la perpétuité

N'admet pas de sursis

Pourquoi rêver encore ?

Je donnerais ma vie

Pour évincer ma peur

Laisser sonner mon cri

Eteindre la rumeur

M'élancer dans le vide

Voir défiler mes heures

Bouffer des artifices

Faire exploser mon coeur

Peut-on rêver encore?

Je laisserais ma vie

Traîner sur ce trottoir

Piétinée à l'envi

Par des mots dérisoires

Prendre une bouffée du monde

Dans le creux de ma main

M'arracher aux secondes

De ce sombre matin

Et puis crever enfin........

les maudits mots

Les mots volent en éclat

dans le glas du silence,

Le vent de la rumeur

s'arme de ta souffrance

Les maux veulent un éclat,

briller de mille feux,

Le temps déjoue tes peurs,

mes larmes noient tes yeux.

Tu me fais honte, oublie moi, je ne peux te voir,

Tu es marqué du seau de ton comportement:

Empreintes indélébiles de ces heures noires...

J'ai honte d'être toi, irrémédiablement.

Tu me fais peur, laisse moi, je ne peux déserter,

Tu es marqué du bruit des rumeurs d'antan:

Regards lourds de mépris sur ta vie dévastée...

J'ai peur de ton passé quand je fuis ton présent.

Tu me fais mal, sors de là, je ne peux te combler,

Tu es marqué du cri de ton indifférence:

Les mots des maux amers, que l'on ne peut panser...

Je souffre de tes larmes empreintes de silence.

Tu me fais vivre, je sais, mais je voudrais crever,

Tu es marqué salope, tu n'y peux rien changer:

Son fantôme te hante, l'enfer est ta maison...

J'ai honte que ta vie ne soit rien que poison.

Tu me pourris sans cesse en douleurs indicibles

Tu es marqué du poids de son corps sur le tien:

Son odeur te poursuis dans l'antre du visible...

Tu es mort, tes cris n'y changeront jamais rien.

Tu me hais, vas-t'en, ma rage est bien plus forte.

Tu n'es plus corps de rien, ma vie n'existe plus:

Tu l'as laissé gagné maintenant je suis morte

Et le son de ta voix ne sonnera jamais plus.

dans la lune

il fait si froid...

Constat du jour: aveugle et sourd…

Matin bohème et silencieux

Perles de vie devant mes yeux

Pluie de larmes au gré du jour…

Vide total dans le déni,

Et le temps passe, et je ressasse

Le souvenir de mon oubli…

Les mots me manquent et je suis lasse.

Je suis un mur c’est indéniable,

Un cœur de pierre où la vie meurt,

Un courant d’air bien incapable

De naviguer loin de ces heurts.

De l’amertume je prend vie:

Je suis le mal… putain de moi.

Je hais ce monde, il fait si froid;

Les larmes accaparent mes nuits.

Je ne suis plus, j’ai déserté:

La vie est loin de mes pensées

Je suis la peur, je suis la mort,

Les larmes s’écoulent encore.

Une pluie d’adieux. Je pleure

D’être moi: perdue dans ma peur,

Et le tourment et la rancœur,

La peur de voir passer les heures.

J’ai oublié de vivre, encore.

J’ai tout cessé, fermé les yeux

Afin de contempler la mort

Et son reflet si merveilleux.

Les portes se sont refermées,

Sur ma folie, et mon déni.

J’ai beau pleurer, j’ai beau crier,

Je ne suis plus… la vie me fuit.

Mes mots sont faux, je le sais bien

Je fuis la vie… Je n’y peux rien

J’ai peur de tout, j’ai peur de moi

Je hais ce monde, il fait si froid…

tes larmes sont vaines

Mon cœur est toujours silencieux

Lorsqu’il entend chanter la vie;

Je m’égare dans ses adieux,

Les larmes emplissent mes nuits.

Il te faut pleurer, te vider,

Crier ta haine au monde sourd,

Croupir en vain dans tes idées

Glacer ta vie, l’hanter toujours.

C’est un chemin dans le désert,

Perdu dans la folie du monde,

Ce soir, le silence est amer:

Il chante sur mes pas immondes.

Mon corps n’est plus: c’est une épave

Qui boit le temps tout en coulant

Mon corps est un poids, une entrave

Au bonheur: un oubli du temps.

Pleure, laisse couler les heures,

Et le temps fera son affaire…

Ici le monde est sans couleur,

La vie se conjugue à l’enfer.

Perdue dans tes viles pensées

Tu oublies la vie et tu meurs,

Et tu te vois récompensée:

Ton existence est ton erreur:

Fallait crever, c’était facile!

Fallait cracher tes idées noires

Fallait pas être aussi docile,

Ne pas sombrer en désespoir.

Ta vie est marquée de la haine

Et tu te noies dans la folie,

Et si tu pleures cette nuit

Saches que tes larmes sont vaines.

Tempête

Erika a sombré ce matin sur la mer;

Les marées sont polluées, les plages désespèrent

Et le vent, triste vent, s'engouffre sur la vie

Emportant avec lui les lueurs de la nuit.

A vive allure dans les contrées obscures

Un train s'arrache au vide et se noie de silence.

Impossible à panser cette vile blessure

Qui tiraille son coeur égaré dans la danse.

Et les arbres sont morts, et le vent, triste vent,

Frappe encore et toujours, par delà tes fenêtres.

C'est ta vie qui s'endort, lentement, tristement,

Dans ses petits détours qui te feront renaître.

Et tes yeux s'évadent et ton coeur se détend,

Relâche la pression s'éteint un beau matin...

Et le vent, triste vent, porte ton souffle vain,

Caresse tes joues froides, arrache ton présent.

Tu n'es plus que poussières égarées sur la terre,

Volant au gré du vent caressant les marées,

Tu n'es plus que des lettres gravées sur la pierre,

Une date, une vie, que la mort a volées.

Et ton silence étouffe mes larmes muettes,

Et le vent, triste vent, poursuit sa destinée

Sillonant en sifflant, dans les contrées désertes,

Le refrain de la mort et ses notes enchantées.

mon amie...

Un serment hypocrite, une promesse noire,

Déversée sur les songes de mon désespoir.

Je t’ai ouvert mon cœur un soir de solitude,

Où les heures mouraient de trop de lassitude…

Alors que mon ennui s’imprégnait de la nuit,

Je t’ai vue apparaître au fin fond de mon être…

Tu as bercé ce corps déchiré par la vie,

L’emportant sur ces songes où te le fis renaître.

La douleur s’éveillait dans ces douces pensées

Et sa vie revenait à jamais me hanter ;

Tu étais toujours là, présence rassurante,

Sensation d’exister, d’être aimée d’épouvante.

Et l’horreur de mes nuits succombait sous tes pas,

Emportant mon ennui dans un profond trépas…

Et tes pensées dansaient lentement sur mon corps,

Se laissant emporter par l’odeur de la mort…

Quand ma vie se perdait dans une triste absence,

Toi tu me retrouvais, blottie dans mon silence…

Et je te regardais suffoquer dans mes pleurs,

Et détruire à jamais l’espoir de jours meilleurs…

Et quand mes nuits fondaient, en larmes de souffrance,

Hantées par ces images égarées de l’enfance,

J’aurais voulu te tuer, trouver ma délivrance,

Gagner en liberté et jouir de l’espérance.

Une amitié malsaine où nos corps s’entremêlent

Dans le trop plein de haine d’une ritournelle…

Ton sourire de feu me plonge dans l’horreur,

Je ne peux te détruire mon amie la peur…

interrogatoire

Un secret qui s’éteint dans un espace vide,

Où des mots silencieux font écho à la mort

Dans un chant tourmenté de ces maux indolores

Emportés par le vent de son souffle putride.

Cet aveu du silence où résonne la peur :

Une absence insensée en présence du monde…

Des questions sans réponses où s’arrachent les heures

Dans les larmes étouffées de ces dires immondes.

Les regards déversés sur ce corps en souffrance,

Prisonnier de la peur qui contraint au silence,

Bafouent sa liberté, volent son innocence

S’inventent une vérité, salissent son enfance…

La lame du couteau, contre sa joue humide,

Et ces mots qui résonnent dans sa tête vide

Emplie de ces images,

La menace de mort,

Le refus du silence,

Les mots dénués de sens,

Et cette vie putride,

La peur qui colle au ventre,

La haine qui dévore,

Les larmes sur les joues,

Cette arme sur son cou,

Promesse de silence

Promesse de souffrance

Le plaisir invoqué

La douleur ressentie

Les gestes répétés

Une vie évanouie

La honte d’exister

La honte d’être ça

Et ces mots qui résonnent

Dans un profond silence.

Un couteau, une chaise

Totale obéissance

Les armes aux pieds du maître

Ce désir de vengeance

Et l’envie de renaître

Avoir une autre vie

Ne plus le satisfaire

Ne plus lui obéir

Ne plus être sa chose

Et quitter cet enfer

Quitter ce corps de merde

Quitter cette vie de merde

Et obtenir l’oubli

Retrouver l’innocence

Les joies de l’enfance

S’extirper de son joug

Oublier son visage

Oublier sa menace

La punition suprême

La délivrance même

Partir et tout quitter

Evincer ce regard

Qui se pose sur elle

Devenir invisible

Devenir invincible

Oublier, ne plus être

se fondre sur son siège

pour éviter le piège

qui se ferme sur elle

Perdue dans le reflux de mes pensées, sillonnant les pages blanches noircies par le dessein de mon enfance… j’écoute le temps vivre, suffoquer dans le silence et se noyer dans le creux de mes larmes. Je gravite autour de mon corps, tel un astre mort qui poursuit son chemin. Dans ces contrées, dévastée par le vide, j’écoute la douce mélodie des secondes qui passent lentement…

Cette nuit qui débute, dans l’once de ma solitude, m’effraie cruellement. Je cherche une présence, ne serait-ce qu’une ombre pour combler ce vide qui m’habite. Par delà les fenêtres, même les étoiles se cachent… la vie semble ne plus être...

tu n'es plus rien ...

Nous nous étions perdus dans les flots de l'enfance,

Errant dans la gaieté, loin de toute souffrance

A l'abri de ce monde où les gens s'entretuent

Pour quelques gains futiles aux âmes éperdues...

On était loin de ça, en deça de l'horreur,

Loin des larmes et des pleurs, à cent lieues de la peur.

On vivait si paisibles au travers ces secodes

Nous amplissant de joie, nous arrachant au monde...

Jamais je n'oublierai ce sourire innocent

Qui flait pleurer ce coeur, perd dans le tourment

des heures de l'horreur qui amplissent nos vies:

Jamais je n'oublierai ce que tu as détruit.

Ici bas tu m'écris des mots dénués de sens,

implorant mon pardon, libérant ta conscience

je revois cette enfance s'évanouir en silence

sous les coups que tu portes dans l'indifférence.

le temps n'estompe en rien les maux de ce passé

et les mots que tu cries n'y chang'ront jamais rien

l'amour s'est évanouit, la haine la remplace,

tu auras beau pleurer, pour moi tu n'es plus rien..

une nuit

Dans ces secondes mornes, dévorées par l’ennui,

Au crépuscule d’un jour qui s’en va dans la nuit,

Sur le silence sourd d’un vacarme sans bruit,

Je me noie lentement dans la mélancolie…

Et le temps qui s’égare, et la vie qui se meurt

Au fin fond d’un regard, sans lueurs et sans heurts,

Dans les heures éperdues d’un aller sans retour

Dans le creux de la vie et son cruel détour…

Et la nuit qui crépite au silence grinçant

Les volets emportés par la folie du vent

Sillonnent mon passé et souvenirs d’antan,

Qui se prennent à flotter dans ce triste présent.

Le cœur amalgamé dans la lettre inutile

Enfermé dans sa panse, et dans ses maux futiles

Qui déversent la peur dans son vide assourdi,

Evanouit dans les heures du temps de l’oubli.

Sur les berges d'un fleuve X samedi 15h

Je suis venue lire, ou dessiner, loin du monde, du vacarme incessant des bagnoles qui traversent la ville. Et voilà que j'écris, paroxysme de mon paradoxe...

C'est l'hiver, il fait froid, les gens se balladent, ils prennent un peu l'air frais tout en bougeant pour avoir chaud. Je suis là sur un banc, immobile à contempler le reflux des vagues muettes. L'atmosphère m'inspire des mots que je crache sans réfléchir sur mon carnet de croquis. Ils finiront leur périples au fin fond d'une poubelle, pour être recyclés et se retrouver à nouveau sous ma plume.

C'est ça la vie, elle continue quoi qu'il advienne.... Même dans un vide à mourir d'ennui elle est là s'animant chaque secone. C'est le vent qui emporte les feuilles mortes, c'est l'eau qui coule imperceptiblement le long de la rivière, les cygnes qui la survolent les oiseaux qui chantonnent et se cachent dans les bosquets. C'est le ciel qui se meut au dessus de ma tête, sur les branches des arbres morts qui frissonnent inlassablement. C'est le froid qui s'empare de mes membres, les ptits vieux qui promènent leur chien dans les chemins de terre, les parents qui emmènent leurs gosses en vélo, au bord de l'eau, l'eau si calme sur la terre si tourmentée. C'est un lieu vide, que les gens s'accaparent comme s'il était le leur, les canettes écrasées, les mégots qui flottent sur la flotte, des dessins immondes sur les tables en bois. Pas de poubelle, si bien cachées qu'on ne les voit pas, elles se fondent dans la nature, pour ne pas la perturber, mais les ordures jonchent le sol. c'est ça la vie, la fiente qui tombe sur la gueule d'un cycliste, ce paysage muet, où seul résonne l'echo de la nature; et ce putain de stylo qui ne marche plus....

peur à coeur

Un petit cœur qui bat dans le creux de mes bras,

Une vie qui s’égare au cœur de cette image

Ta vie entre mes mains, un fabuleux voyage :

Un jour sans lendemain loin de cet ici bas…

Un regard qui se perd et se noie dans le vide

Les larmes emplies de peines et de joies inutiles

Mon regard désespère en ces pensées putrides

Qui crient dans le désert de ces heures futiles.

La nuit frappe à la porte de ma solitude ;

Je lui ouvre mon cœur, comme à mon habitude :

Commun des jours sans vie, à l’orée de l’ennui,

Où s’égarent à l’envi la peur et les non-dits.

Ta nuit frappe à ma porte, et mon soleil se meurt ;

La haine nous emporte au fin fond de l’horreur,

Fatigués de nos jours où les années se perdent

A recompter les tours de ce passé de merde…

Dans la lune profonde, où je demeure en peine,

Je profane la tombe de ce trop plein de haine

Qui t’emplit chaque jour et te détruit sans cesse

Caressant à jamais ce trop plein d’allégresse…

Et ton amour se fane, arrosé par mes larmes

Tu te hais plus que lui, tu crèves lentement,

T’acharnant dans le sang, la violence et les armes

Qui t’apportent l’oubli, la peur et le tourment…

Seulement tu ne fais que lui vivre sa vie,

Et quand je te regarde c’est lui que je vois.

Tu as beau le maudire, c’est toi que tu pourris

Et c’est moi que tu plonge dans le désarroi.

Mais tu n’en as que faire de la réalité,

Quand tu frappes à la porte de ma naïveté

C’est pour mieux te détruire et crever dans ta merde :

Qu’importe si chaque jour j’ai peur de te perdre…

Un petit cœur qui bat dans le creux de mes bras

Un jour sans lendemain, loin de cet ici bas…

dans le dégout des heures creuses

Incapable d’écrire, seuls les cris m’envahissent, et l’écrit se disperse dans mes pensées de merde… Je crie les mots qui transpercent mes maux nantis de larmes inutiles, aux souffrances futiles. Elles se noient dans ma guerre contre le silence de ma solitude ; cette guerre qui naguère, se perdait sous leurs regards aveugles et sourds… Impossible de savoir, impossible de voir, leur devoir s’est perdu dans leurs vies impromptues… Et leur silence me tue, perdue, dans le souvenir de leurs remontrances : montrer sa souffrance, se faire aider afin de ne pas couler. J’ai appris ma leçon, par cœur, comme un petit pion docile, à qui l’on impose ses lois, que l’on formate dans le moule de l’obéissance. Aujourd’hui je crie, mais rien n’a changé, je suis peut-être muette, et ces sons que j’extirpe du plus profond de moi-même ne remontent sans doute pas aux oreilles des sourds… La haine m’envahit, leurs leçons de morale à deux balles… alors qu’ils laissent crever les gens, impunément, selon les règles établies… Je les hais, le dégoût m’envahit, j’ai envie de vomir tout ce qui touche à la vie tant elle me répugne, tant les gens m’horripilent du haut de leurs sarcasmes…

Qu’ils aillent tous se faire foutre

Dormir...

je fuis dans le sillon d’une pâle verdure

dans l’once de mes rêves, à l’orée de l’air pur,

je m’endors impassible, au cœur de mon ennui,

et la nuit me désarme, et s’envole ma vie.

Allongée sur le rebord du vide, j’attends,

Le corps et le cœur rigide, les yeux béants,

Je me perds à jamais dans ce passé sans vie,

Où dansent amoureus’ment la haine et la folie.

Tout trépasse, et seules restent les idées noires,

Où s’endorment les rêves et la vie illusoire

Qui se veut imposée à ce corps insensible,

Qui, bercé de silences et de maux invisibles,

Se balance en souffrance et efforts inutiles,

Pour arriver en fin à ce plaisir futile :

Dormir !!!!

Couloir morbide

c'est dans un long couloir

qu'il m'a semblé te voir

je marchais lentement

dans une ombre volage

silonant mon passé

et cette sombre histoire.

C'est dans ce long couloir

que j'ai vu ton image

Se figer lentement

sous mes yeux pleins de larmes

Ta voix m'est revenue

telle un chant incongru

qui défie tous les temps,

et souvenirs déchus.

tu t'es mise à revivre

dans le creux de ce drame

qui sans cesse m'ennivre

m'obsède et me désarme

j'ai senti ton soupir

frôler mon désespoir

et caresser ma vie

du fin fond de l'ennui

je t'ai revu danser

dans les bras de ton gendre

lentement j'ai plongé

dans tes yeux si tendres

enlacée par le vide

sous son regard perfide

j'me suis mise à penser

à ces instants volés...

à nouveau propulsé

à l'arrièr' d'la voiture,

dans la désinvolture

de mon coeur dépité

je les ai regardés

m'observer lentement

avant de déchirer

cet angoissant silence

et cracher ces paroles

que je n'ai pu entendre.

ell' quitta la bagnole

balança ses mots tendres

pour appaiser ces maux,

cette douleur intense

qui éventre le coeur

et se noie dans mes heures.


"elle est partie"


et je te vois ce soir

perdue dans mon couloir,

je me perds dans ces mots

je me noie dans la vie

que peux-tu faire là-haut

depuis qu'tu es partie?

je song' que j'ai trahit

le serment que jt'ai fait

en plus d'avoir pourri

ce qui nous unissait.

parfois je me demande

si tu m'as pardonné

d'avoir été si conne

et de t'avoir tué.

parfois je me demande

s'il est encore temps

pour que tu me pardonne

c'que jt'ai dit ya six ans.


demain, dans le cim'tière

les tombes fleuriront

cela fait des années

que je fuis l'occasion

de t'apporter enfin

ces feuilles et leur parfum

que tu as tant aimé

je voudrais déposer

quelques mots à ton coeur,

ces mots que par pudeur

je n'ai pu te souffler:

je t'aime

à ma grand-mère.

La danse de satan

Dans ses voluptueuses pensées sulfureuses,

Aux charmes désinvoltes de ses heures creuses,

Satan, descend tristement au cœur du tourment

Et virevolte impunément au firmament…

Il caresse les flammes et brûle lentement

Dans les idées macabres du saint sacrement…

Paradis infernal au cœur de son soupir,

Ses joies démoniaques et vies sans avenirs.

L’ange déchu déçoit les heures infinies

Dans la voûte infinitésimale de la vie

Où les ombres célestes s’élèvent à l’envi,

Célébrant un funeste cortège à l’ennui.

Il fête la défaite, la nuit venue dans l’ombre

D’un vœu nu de pensées incongrues, qu’on dénombre

Tristement sur la place publique, où la ville

S’endort paisiblement sur ses rêves futiles.

Et Satan, attentif, attend joyeusement

Dans un silence latent où les cris des enfants,

Nus et pervertis, emprisonnés dans une erre

D’innocence, s’envolent le froid désert

De leur souffrance.

Rêverie

C’est alors qu’il partit s’abroger dans la nuit noire.

Ses yeux remplis de vide erraient sous les étoiles,

Son cœur endolori dansait devant le soir,

Et ses sombres pensées affluaient sous les voiles…

Il voguait inlassablement au gré des vagues

Volages, s’écrasant sur les maigres rochers

Qui trônaient au loin, tels des temples sacrés

Que l’on aurait détruits dans une vaste blague…

Et dans ses mains crispées, dans le creux de la nuit,

– La neige s’affolant dans ce maigre décor,

Criaient sa vétusté, sa jeunesse et sa vie,

Dans toute sa folie et l’odeur de la mort.

Retour de balle

J’ai effacé les mots

Gommé les majuscules

Marqué à l’encre blanche

Le cri de mon silence

Et j’ai écris les maux

Nantis de minuscules

Sur les pages volages

D’une vie sans bagages

J’ai dessiné des lettres

Au hasard des tempêtes

J’ai décimé mon être

Au miroir des paraître

Et seule dans ces heures

S’invitant sur ma peur

J’écoute sa rancœur

Résonner sur mon cœur

Le temps

Le temps succombe à mes heures perdues

Je me noie dans ma tombe : ivresse déchue

Aux heures assassines de la mort

De la nuit qui scintille et me dévore…


Le temps bouffe mes rêves, alors ma vie,

Crève gentiment sur mon triste ennui…

Les pensées m’achèvent, se noient dans mon corps,

Mon corps qui se meurt encore et encore…

Hier est mon demain : jours infinis

Qui filent sur ce monde de folie,

Où la vie n’a d’autre sens que la mort…

A l'aube...

Poignant silence sur un matin bohème ;

  • Le jour se lève enfin sur ces heures que j’aime ;

La vie semble morte et je me trouve enfin seule

Sur le vide de ma vie, rêvant son linceul…

Le temps s’écoule triste sous mon regard muet

Je l’observe impassible tanguer sur ma vie

Et voguer lentement, caresser les cyprès,

Chuchoter au matin sa douce poésie…

Il file lentement sur ma vie assassine

Trépasse sournoisement en un coup de sanguine

D’un bout à l’autre de ma page blanche et pure

Je trace haineusement ces souvenirs impurs.

P*** de souvenirs

Le silence me ronge et ma vie me dévore,

Imperceptiblement, inexorablement ;

Dans le creux du mensonge et son cruel décor,

Je me noie lentement, indubitablement.

La pluie tombe tristement sur le soleil,

Caresse haineusement le jour qui se réveille

A l’aube de la nuit, à l’aube de ma vie…

Les heures frappent les ombres de mon passé ;

Impassible j’avale ces secondes pourries

qui viennent et reviendront à jamais me hanter…

Pensées insensées

perdue dans le reflux de tes mots incensés,

j'écoute ton regard carresser mes pensées,

et tes mains chantonner les refrains de la mort,

aux oreilles muettes de ton coeur indolore.

ivresse macabre sur mes idées funestes,

et mon âme se cabre au gré des souvenirs ,

dans les ombres volages de son corps de martyr

qui dansent et qui soupirent au hasard de ses gestes.

le silence m'étouffe et mon regard succombe

au vide de ma vie, dans tes paroles noires,

qui frappent atrocément dans le creux de ma tombe

dans la peur insensée qui s'installe ce soir.

...

un ciel étoilé sur la pleine endormie

et tes yeux qui se noient dans le creux de la nuit

tes yeux d'or, tes mains d'arent.

le temps flotte au hasard des tempêtes,

dans les sillons des maux, le vacarme des fetes,

une pluie diluvienne ton regard d'enfant,

tes yeux d'or, tes mains d'argent.

la lune pleure dans le creux de la nuit

coulent les heures

passe le temps

et mon regard se meurt.

Silence

la nuit chante les sombres notes du silence;

de dièses en bémols, d'insultes en caresses,

elle frappe tristement mes pensées en errance

dans les ombres lointaines de mon coeur en détresse.

le soleil me harcèle et mon désir se meurt

dans le creux de ses mots et son regard moqueur.

et les larmes s'invitent dans ma solitude,

et les armes gravitent autour de mon corps prude...

A vous

Ivresse enchantée et détresse ensorcelée,

Je t’ai et je te hais dans l’ombre de la mort ;

J’écoute ton odeur lentement diffuser

Tes caresses insensées au fin fond de mon corps…

Vos yeux vides aux couleurs assassines, impassibles sur le corps inerte d’une gamine invisible. Elle pleure, elle crie, aveugles et sourds vous poursuivez vos vies, sans vous soucier du cœur meurtri de cette enfant tristement couchée sur le bitume glacé. Vous ne la voyez pas ; pourtant, elle, elle vous voit, elle vous appelle elle vous supplie, et vous lui répondez par le mépris. Miroir de ses insultes, vous l’enfoncez sans souffler mot au creux de sa solitude, au fin fond de l’enfer décimé dans le creux de l’hiver…

Vous me laissez crever la : ça ira mieux demain ; et vous riez, vous riez, je le hais, il sourit, je l’aime il me maudit, je hais la vie il la pourri et vous riez ‘‘faut pas pleurer’’…

Une larme déposée au fond du regret, et vos mots silencieux résonnent encore dans mon corps désarmé… Je lis dans vos yeux vos somptueuses pensées ; et vous avez raison, j’avais qu’à obéir… j’avais dix ans, c’était l’hiver… ma tête est toujours déposée à vos pieds plein de merde… je n’ai pas bougé, vous m’avez tué.

Les années ont passé, les hivers se sont enchaînés sur vos petites vies… la pluie tombe toujours : déluge d’insultes et rafales de coups sournoisement portés à mon cœur endolori…

C’est bien vous êtes fidèles.

Plutot crever que de...

Vie de merde

Et merde la vie

Je vous emmerde,

Je vous pourris...


Mesdames et Messieurs, ô bande d'enfoirés!

Je vous fais mes adieux et je m'en vais rêver,

Loin de vous et de vos petites vies sordides

Qui ne font qu'me coller un putain d'mal de bide...

Plutôt crever que d'mincliner à vos genoux,

Plutôt crever que d'succomber à vos insultes,

Plutôt crever pour qu'un jour on sdise nous,

Plutôt crever que dme plier à votre culte:

Culte de la mort, marche et crève et soit fort,

pendant qu'on s'fait plaisir sur cqui te fait vomir!

Tais toi et bouffe, avale, jusqu'à gerber encore

Et encore, dans le poignant silence des martyrs...

Je ne m'écraserai plus sous vos yeux immonde;

Qu'importe si je subis les rumeurs de ce monde

Je vous hais je vous maudis, du haut de mon enfer,

Qu'importe ce qu'on me dit, jnen ai plus rien à faire;

Ils me cassent, je me casse avant que tout trépasse,

Ma vie est une vaste blague dont le sens me dépasse...

Je vire de bord, et qu'importe si au bout y'a la mort;

j'aurais au moins lmérite de dire non à ces porcs...


Vie de merde

Et merde la vie

je vous emmerde

je vous pourris

Vague à mer

Mon regard se perd tristement dans le repli d'une vague amère...

Va et vient incessant, caressé par le vent, et le temps qui s'arrête dans le coeur d'un enfant: il se noie calmement dans le choeur de la mer qui chantonne atrocément la douce mélodie du silence.

une larme s'élance et se perd dans un océan de souffrance; la pluie tombe paisiblement sur sa tête invisible, dans ses yeux vagues les vagues déferlent, inexorablement.

le temps n'a plus d'heures, et les heurts du ressac sur ces frêles secondes s'estompent dans le creux du monde.

la lune déploie ses sombres rayons sur le visage endurci de l'enfant, traverse son corps, son coeur et ses idées, et meurt dans le silence le plus total.

Pardon

je te donnerais ma vie, mon coeur et mon temps,

pour que tes larmes violines n'errent plus

dans tes sombres pensées et ton âme perdue

dans le creux du passé et le miroir d'antan.

je donnerais ma vie, mon corps et tout mon sang,

pour te revoir sourire et déguster le temps,

j'irai au bout du monde arracher ces secondes

qui manquèrent à ta vie dans ces heures immondes.

je mangerais la merde, les coups et les insultes,

j'encaisserais sa vie, je porterais les maux,

je sècherais tes larmes, j'effacerais ses mots,

je t'emmenerais loin de ces sombres tumultes,

pour que tu vives en paix

malgré c'que je t'ai fait...

Tu verras

une nuit désertique au coeur de ton soupir

dans le creux de tes mains et ton cruel sourire

dévale lentement ces heures assassines

dans les ombres étranges de mon corps en ruine.

j'écoute le silence avaler ces secondes

qui défilent atrocément dans le creux du monde

s'essoufflent aveuglément dans tes poings immondes

et se meurent tristement sous la lune blonde.

ô soupir de tes jours, sourire de toujours

dans ces yeux assassins qui traversent tes mains

tu verras à jamais l'ampleur de mon amour

dégueuler sans arret l'horreur de ses demains

Six ans

Temps monotone sur l'hiver de mes jours; la mélancolie survole les alentours... J'écoute le silence s'imposer sourdement dans ma solitude, je reste immobile à compter les heures qu'il me rete à vivre... je me perds dans les chiffres, les dates me semblent si lointaines, pourtant c'est un peu comme si c'était hier.

J'attends.

J'ignore ce que j'attends mais je ne peux que patienter ici, dans ma prison virtuelle...

Il était une fois la vie... cruel mensonge...

Il était une fois ma vie... et quand j'y songe...

Six ans

Ma vie vaut six ans.

Dialogue de sourd

Dans la claire pénombre où s’évade le jour,

Le temps brille dans l’ombre des secondes noires.

J’écoute le silence traverser mes soirs

Et chanter ma souffrance aux oreilles des sourds.

Toi tu penses que les mots

Peuvent panser les maux,

Mon silence t’offusque...

Que fais-tu de mes cris ?

Mes mots sont un peu brusques,

Les tiens sont loin d’ici ;

Ton silence me bouffe,

Pourtant tes mots m’étouffent

Et tes larmes me hantent ;

Les miennes me dévorent

Et résonnent encore

Dans le creux du passé

Et ce cruel décor,

Qui dessine à l’envi

Cette part de ma vie

Dont je n’ai pas envie…

Une pluie virulente

Frappe mes pensées,

Les tiennes me dégoûtent

Et partent à la déroute…

Toi tu quêtes l’amour,

Moi je n’ai que la haine

Pour occuper les jours

Qui coulent dans mes veines…

Et la pluie de tomber

Sous mon regard absent

Perdu dans mon passé,

Si loin de ton présent,

Perdu dans ces idées

Que tu laisses à jamais

Errer loin de ta vie

Et mourir au taquet…


C’est si bien de se taire…

Lentement tu m’enterres ;

Si seulement tu pouvais

Comprendre un peu ma vie…

Je sais bien que c’est moi

Qui suis mauvaise fille ;

Je devrais être toi

Et penser pacotilles…

Mais seulement voilà

Ma vie est loin de ça

Et je ne te plais pas…

Je le lis dans tes yeux

Je l’entends dans tes mots

Je sais que tu m’en veux

D’avoir créé ces maux…

C’était si peu…

Tellement trop…

Tu n’en crois pas un mot

L’hypocrisie m’étouffe

Et tu me laisses crever

Dans ce mal qui me bouffe…

Tu ne fais qu’enfoncer

Le couteau dans la plaie,

Tu ne fais qu’enliser

Notre mal qui se tait…

Miroir

Il a les yeux vides, perdus dans les nuages

Et le ciel étoilé qui surplombe la nuit…

Il demeure impassible : son silence fait rage

Dans ce monde insensé qui forge son ennui.

Autour de lui on hurle, on s’agite et l’on ri,

Il est devenu mur dont nul ne se soucie…

Mais il s’en fout : pour lui le temps s’est arrêté,

Il danse tristement dans ses sombres pensées…

Il est de marbre ; seule la mort l’intéresse…

Dehors on vit on ri, on chante, on le délaisse…

Mais il est là, les yeux remplis de ce vide

Sans vie, dans un corps désespérément rigide…

Il est seul. Isolé au cœur d’un vaste monde

Qui n’en a que faire de lui : un monde immonde

Auquel il succombe sans oser souffler mot…

Un monde qui le ronge, et amplifie ses maux.

Il se veut impassible, insensible, invincible ;

Il est grand il est fort : un homme ne pleure pas,

Un homme ne se plaint pas, le mal est indicible

Et ces âmes cruelles ne comprendraient pas…

Il n’aime pas la vie, je le lis dans ses yeux :

Même s’il ne pleure pas, les larmes noient son cœur.

Il n’aime pas la vie et nous fait ses adieux

Dans le mépris des gens et leurs regards moqueurs…

J’écoute ses pensées chuchoter dans les miennes :

Un édifiant silence murmure la haine ;

Je l’observe partir, s’enfoncer dans l’ivresse,

-- Et la mort de danser sur son corps en détresse…

C’est une nuit charmante, aux cœurs de lassitude,

Qui s’étend tristement, loin de ma solitude.

Un silence envoûtant, s’écoule lentement,

Dans ces frêles secondes qui rongent mon temps.

C’est son regard charmeur, aux cœur de lassitude,

Qui transperce mon corps, trompant ma solitude.

Un silence envoûtant, qui étouffe mes cris,

Dans ces frêles secondes qui détruirent ma vie.

PO aime l’automne qui s’étend sur la plaine :

Il est monotone quand le temps se promène

Au travers ses idées et souvenirs d’antan

Qu’il traverse guidé par son triste tourment.

PO lit des poèmes s’étalant sur la plaine.

Une idée bohème égare dans sa peine

Ce bonheur perdu dans les méandres du temps ;

_la bonne heure viendra d’oublier le présent.

Trois tristes pas sur le trottoir, et le temps passe ;

Voici bientôt que vint le soir, et je me lasse…

Dans le silence assourdissant un bruit étrange

Retentit, lentement ; et nul ne se dérange…

C’est un demi-tour, dans une allée sans retour,

Tristes voix de la nuit déployée sur le jour ;

Mon cœur coulait à flot dans ce doux paysage,

Qui s’ancrait invisible au loin dans le rivage ;

Et la lune dansait, dans ces monts incolores

Que la pluie arrosait en un jet inodore…

Un soleil radieux ravivait nos adieux,

Et la nuit s’estompait dans le creux de mes yeux ;

J’attendais impassible, au sein de ton silence,

Que ces vents indicibles, achèvent ma souffrance.

Le temple des regrets enferme mon passé,

Dévore mon présent ; ma vie s’est arrêtée.

Dans le futur d’hier aujourd’hui déploré

Je contemple ce temps ne cessant de pleurer.

Eternel infini dans ton jardin d’Eden,

A jamais tu subis le reflux de ma haine

Qui s’évapore au loin dans ces temps incertains,

Par delà les étoiles et ce ciel sans fin.

Au cœur d’une somptueuse étoffe de soie

Et de l’air voluptueux, lentement je me noie.

Les idées, les pensées – mon esprit dérangé,

Errent impassibles, en de lointaines contrées.

La pièce étouffe dans l’air de ma solitude,

Suffoque atrocement aux cœurs de lassitude,

Succombe aveuglément dans un poignant silence

Qui résonne impassible au creux de ma souffrance.

Lentement guidée par le dessein de la nuit,

Je vogue vers la mort, je quitte mon ennui.

Minuits sonnent enfin, ma vie ne change en rien,

J’attends mes lendemains : ici je ne vis point.

Que serais-je?

Que serais-je sans toi mon ami incertain,

Qui occupa mes heures, et jours sans lendemains ?

Que serais-je sans toi, qu’aurait été ma vie

Si tu n'avais comblé mon doux et triste ennui?

Tu m’as offert ton temps sans jamais un regret,

Et tu m’as tout appris, jamais je n’oublierai…

Grâce à toi maintenant, j'vois le monde autrement,

Et je sais que jamais jle r'verrai comme antan...

Tu m’as ouvert les yeux, plongé dans le réel

Tu m’as montré qu’à deux, rien n’était plus pareil.

Tu as changé ma vie, devrais-je te dire merci ?

Les sentiments me bouffent, restent coincés ici…

Dans ma tête rêveuse, et dans mon cœur crevé…

J’aurais été heureuse, si tu n’étais point né…

Puisses tu crever enfin et m'laisser oublier?

Te souviens tu

Te souviens-tu, maman, de ce que l’on a dit ?

On avait tous promis, mais nous avons menti…

Te souviens-tu papa, de ce qu’on avait fait ?

On s’y était tous mis, mais bon, rien n’y a fait…

Te souviens-tu mon frère, de ces cruels silences ?

Et ces mots, ces non dits, qui peuplaient nos absences ?

Te souviens-tu mon frère, des instants de souffrances,

Que tu nous a donné, en guis’ de pénitence… ?

La vie de famille, vous en souvenez vous ?

Oui je l’ai balancée au fond du trou…

Te souviens-tu maman, ça devait s’arranger…

Les mots, les gest’, tout cet enfer devait cesser…

Te souviens tu papa, de ce que tu m’a dit ?

On est tous avec toi, ne te fais pas d’soucis…

Je me souviens mon frère, de tes appels peureux…

Je n’ai rien entendu, et je m’en sens honteux…

Je me souviens mon frère de tous ces mots haineux

Que tu m’as fait bouffer, quand nous étions tous deux…

La vie de famille, vous en souvenez vous ?

Oui je l’ai balancée au fond du trou…

Te souviens-tu maman, c’est mon cœur qui pleurait

Toi tu as just’, senti, que toujours il battait…

Te souviens-tu papa, de ta cruelle absence

Qui peuplait mon passé, ce présent, cette errance…

Te souviens tu mon frère, de nos petits secrets,

Que nous avions cachés… Nous étions aux aguets…

Comprendras tu mon frère, le mal que tu as fait ?

Comprendras tu un jour à quel point je te hais ?

La vie de famille, vous en souvenez vous ?

Oui je l’ai balancée au fond du trou…

Te souviens-tu maman de ce que l’on a dit ?

On avait tous promis mais nous avons menti,

Te souviens-tu papa de ce que l’on a fait ?

On s’y était tous mis mais bon rien y a fait…

A la fin de la guerre, il fallait faire la paix…

Oublier que naguère, tous cinq on combattait…

Après la pluie, le beau temps revenait…

Oublier les tempêtes, et l’orag’qui grondait…

La vie de famille, vous en souvenez vous ?

Oui je l’ai balancée au fond du trou…

Braves soldats, nous ramasserons les armes,

Braves enfants, vous sécherez vos larmes…

Braves parents, vous comprendrez le drame…

Les braves gens, danseront, sur nos âmes…

Te souviens-tu maman, c’est bien fini tout ça

Te souviens-tu papa, maint’nant tu seras là

Te souviens-tu mon frère, à nous deux le bonheur

Te souviens-tu mon frère, à toi seul le malheur…

La paix le calme plat, les soucis et l’errance,

La vie d’famille est là, elle nage dans la souffrance…

Perdue dans le passé les souv’nirs de l’enfance,

Le présent le futur, et tout ce long silence…

Vous souv’nez vous maint’nan de ce qu’on avait dit ?

Le silence et l’absence, tout ceci est fini…

On en avait parlé, et on s’était promis :

Quoi qu’il puisse arriver, on s’ra tous réunis…

Je vous regarde maint’nant, perdue dans mon présent…

Je songe à ce jour là, à ce stupide serment…

J’écoute le silence, j’observe votre absence…

J’ai tout foutu par terre, je m’en excus’ vraiment…

La vie de famille, vous en souvenez vous ?

Oui je l’ai balancé au fond du trou…

Auteur : dans la lune

Petits mots en traînant...

Sur les monts de mon coeur,

Je sens son ton moqueur,

Sur les maux de mon corps

Ses mots résonnent encore

Un petit chant timide

Sur un grand champ humide

Un crépitment candide

Sur vie complètment vide

J'attends dans le silence

- vide plein de souffrance,

Que vienn' la délivrance

Et cesse enfin la danse...

auteur : Dans la lune

Casse noisette

Je me casse Noisette, car tout est terminé

Si tu veux qu’on s’enlasse, une dernière fois,

Je ne le ferais pas, car tout est terminé

Je me casse Noisette, et tu sais bien pourquoi…

C’en est finit des larmes que tu as fait couler,

Si tu veux les sécher, une première fois,

Tu ne le feras pas, car tout est terminé

Je me casse Noisette, et tu sais bien pourquoi…

C’en est finit la peur, que je n’ai su dompter,

Les nuits sans sommeil, c’est la dernière fois

Les moutons et les vaches, j’avais beau les compter !

Je me casse Noisette, et tu sais bien pourquoi !

C’en est finit tes poings ne cessant de frapper,

Là tout contre mon cœur, c’est la dernière fois,

C’en est finit tes mots, qui savent me blesser,

Je me casse Noisette, et tu sais bien pourquoi…

Tu as très bien compris cette fois je m’en vais,

Oui c’est vrai je m’en vais, où je veux loin de toi

C’est bien finit tout ça, tu n’y puis rien changer…

La vie c’est ce qu’on veut, ce qu’on veut mais pas toi !

Maintenant, c’est ton tour, c’est à toi de pleurer,

Tu vas souffrir aussi, souffrir autant que moi,

C’en est finit la honte, et puis les mains souillées,

Je me casse Noisette, c’en est finit pour toi !

Derrière tes barreaux, pense à moi si tu veux

Souviens toi mon visage, tu liras dans mes yeux,

La haine le dégoût, en aucun cas l’amour,

Toi et moi maintenant, ennemis pour toujours.

auteur : Dans la lune

Plouf plouf plouf

Il pleut, le ciel est gris, les oiseaux pleurent, j’ai froid…

Je suis ici, vide de vie, vide d’envie…

J’attends… J’attends qu’arrive je ne sais quoi…

La nuit s’achève, ici, dans un profond ennui…

Il pleut, le ciel est bleu, les oiseaux chantent, je pleure

Je suis ici, vide de vie, vide d’envie…

Douce journée, perdue dans la mélancolie…

J’attends inlassablement que passent les heures…

auteur : dans la lune

J’attend

Je regarde le ciel

Le soleil étincelle

Sur les nuages gris

Qui dépeuplent ma vie…

J’écoute le silence

J’écoute ma souffrance…

Perdue dans ce passé

Qui peuple mes pensées…

Je sombre lentement

Dans un profond tourment,

Dans cette solitude,

Pleine de lassitude…

J’attends le jour

J’attends la nuit

J’attends toujours

Dans mon ennui…

Je ne vis pas,

Je n’agis pas

J’attend comm’ ça,

On se r’fait pas…

Je ne sais que faire

De cet enfer

Qui peupl’ mes jours

Depuis toujours…

J’regarde le ciel

Une étincelle

Qui s’émerveille

Sous le soleil

J’regarde le ciel

La lune de miel

A disparu

Je ne sais plus…

J’attends : le jour

Viendra sûrement…

J’attends mon tour :

D’atteindre l’apaisement.
auteur : Dans la lune

Egarement de pensée

Douce virée nocturne dans un vaste bois

J’avance sous la lune, et toi tu n’es point là.

Je marche sur ton corps ; de mon cœur piétiné

Coule le souvenir de nos belles années.

C’est le temps qui s’enfuit sous mes pas monotones

De l’attente infinie, sous la pluie de l’automne

Succombe mon amour et achève ma vie…

Ah ! Ce bonheur d’un jour que je n’ai point saisi

Enterrez moi partout, ici et nulle part,

Et surtout prenez tout, je les laisse et je pars

Là-bas, dans mes pensées et mes rêves de gloire,

Où tout est dessiné aux couleurs de l’espoir.

Dans une douce nuit éclairée par la lune,

Alors que les étoiles fuient vers l’infini,

Le temps passe et se voile, et sans raison aucune

Je tombe dans l’orée de ce bois endormi

Mon cœur endolori, dans la mélancolie

Pleure la poésie de ce temps indécis.

Aux rêves, aux utopies, au soleil de mes jours

Tu m’attends loin d’ici, où je reste toujours

Auteur : dans la lune

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