POESIE

POEMES DE SAMTABATHA

ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

Une amie ?

Valérie

Une amie ?

Bien sur que non !

Quelle trahison

Je t’invite tu me critiques,

Tu ne cesse de m’envoyer des piques

Tu montes mes amis contre moi,

Au point de me mettre en émoi.

Je t’invite et mes amies tu t’accapares,

En me repoussant à part…

Tu veux jouer les psy de cuisine,

Tenter de passer pour la bonne copine,

Pourtant tu n’es qu’une profiteuse

tellement paresseuse

Contente que je l’invite :

Ça va tellement plus vite,

Rien à faire, s’asseoir simplement

Et manger proprement.

Tu as bien fait de t’éloigner,

Lors de ce dernier dîner,

Tu n’as pas eu à m’aider,

Ni à me supporter !

Finalement tu n’es qu’une égoïste,

Et ce n’est même pas le plus triste.

Car je t’ai donné ma confiance,

Je t’ai fait des confidences.

Ça me servira de leçon,

La prochaine fois je ferai plus attention,

A mes fréquentations.

Tu te disais mon amie

Peut être pour la vie ?

Tu disais qu’on se ressemblait

Et que tu voulais m’aider,

Mais par deux fois tu m’a blessée,

Sans le faire exprès ?

Je ne le crois pas

Tu n’as pas cette bêtise là.

Par manque de savoir vivre ?

Non ! tu as lu trop de livre !

Ainsi la conclusion qui s’impose,

Comme une évidence que je pose :

tu as voulu me mettre à terre,

Et c’était un acte volontaire.

Alors je ne voudrais pas te décevoir,

Mais comme tu as pu le voir,

Je n’ai pas besoin de toi,

Pour être moi.


Le 25 juillet 2005

Psy

Dire que j’avais réussi à me débarrasser de mes pourquoi,

Et voilà que la psy me demande de me pencher sur toi,

Pour connaître tes raisons,

Et peut être accéder au pardon.

Mais je me fiche d’apprendre

S’il y a quelque chose à comprendre,

Comment interpréter ta perversité,

expliquer ton animosité,

Que t’ai je donc fait,

Moi qui n’aspirait qu’à la paix ?

Pourquoi chercher une explication à toute ta haine,

Ça n’apaisera pas ma peine.

Tu n’as aucune excuse,

En dépit de toutes tes ruses,

Tu es le seul fautif

Même si mon corps est resté passif.

Ainsi parce que je suis née

Je t’aurai volé sous ton nez,

Une partie de l’amour paternel,

Et de l’amour maternel,

Quand bien même !

Est ce une raison pour tu ne m’aimes ?

Combien d’enfants connaissent cela

Sans commettre ces actes là ?

Non décidément je ne vois pas

Et je refuse d’avancer encore d’un pas

Dans cette direction,

Vers un semblant d’explication

que tu es incapable de me fournir,

Dès lors je ne chercherai pas à éclaircir

Les raisons de tes méfaits

Qui m’ont totalement défaits.

Le 11 juillet 2005, après un RDV difficile avec la psy.

Morsure

Pourquoi m’infliger cette morsure

Avec mes dents comme des piqûres

Sur ma peau salie

Me voilà punie.

Pourtant je n’ai rien fait

Et j’aimerai vivre en paix

Mais parfois cette envie

Comme un besoin de me sentir en vie

Par la douleur que je provoque

Sur mon bras : pauvre loque

Qui n’a pas su se débattre,

Contre tes assauts se battre,

Il est resté passif

Pourtant tellement actif

A te donner du plaisir

Sans même y parvenir.

Alors oui me faire mal me soulage

De cette douleur morale je me décharge,

Grâce à cette douleur physique j’atténue,

Mon mal-être profond qui ainsi diminue.

Bien sur ces effets ne sont que temporaires,

Et rien de tout cela ne saurait me plaire.

Je sais bien qu’il faudrait que je cesse,

Que cette mauvaise manie je délaisse,

Mais je ne sais comment faire,

Pour parvenir à m’en défaire.

Tant d’année de pratique,

Qu’à l’idée d’arrêter je panique,

Qui pourrait me dire

Comment y parvenir ?

Le 11 juillet 2005

Pourquoi

Parfois,

Sans savoir pourquoi

Quelle poisse,

J’ai ce sentiment d’angoisse,

Le jour ou la nuit,

Je frémit au moindre bruit.

Parfois,

Sans savoir pourquoi,

Je sursaute dans mon lit,

Je me sens envahie

Par une crainte invisible,

Incontrôlable, invincible,

Je ne sais même pas de quoi j’ai peur,

Tout ce que je sais c’est que ça fait mon malheur.

Parfois,

Sans savoir pourquoi,

Tandis que je marche dans la rue simplement,

Quelque chose m’angoisse tellement,

Je sens mon cœur qui s’affole,

Je voudrais prendre mon envol,

M’en aller très loin,

Et rester seule dans mon coin,

Trouer un lieu où ne plus ressentir,

Cette envie de courir, ce désir de fuir.

Parfois,

Je me demande pourquoi,

Je ne parviens pas à voir,

En plein jour comme dans le noir

Ce qui m’effraie si fort,

Et m’empêche de me reposer dans un port,

D’un seul coup je panique,

Je navigue en eau trouble,

Et je ne trouve pas le moyen unique,

Pour apaiser mon trouble.

Un jour j’espère savoir pourquoi,

Je ne peux rester coi,

Dans des situations pourtant courantes,

Mais qui n’ont pour moi rien d’insignifiantes,

J’espère découvrir de quoi mes craintes sont faites,

Pour pouvoir les vaincre et faire la fête.

30 juin 2005

Moi

Regarde moi et dis moi :

qu’est ce que tu vois ?

Moi quand je m’aperçois,

C’est le néant que je perçois.

Si tu me voyais vraiment, avec mes yeux

Tu comprendrais sûrement, qu’on ne puisse être deux.

Tel que je me vois sans compliment

Je me trouve hideuse forcément.

Quand tu me dis ce qu’en moi tu aimes,

Je te promets que j’essaye quand même

De croire à tes paroles,

Mais je crains que tu veuilles me faire jouer un rôle,

Et je voudrais te dire : je ne suis pas celle que tu crois,

Je ne suis pas celle que tu vois.

Si tu me voyais vraiment,

Tu comprendrais sûrement,

Que j’ai raison d’avoir honte,

De tout ce passé qui me hante,

J’ai contribué à tout cela,

Puisque j’ai participé à ces jeux là,

Tellement responsable,

Que je me sens coupable

D’avoir été craintive,

Ce qui me rend fautive.

Quand tu me fais un compliment

j’essaye vraiment

De croire que tu as raison,

Que certainement ton amour a ses raisons

Pourtant je sais bien qui je suis,

Et que m’aimer je ne puis.

Si tu me regardais profondément,

Ce ne sont pas mes yeux que tu verrais évidemment,

Mais bien le reflet de mon âme

Et tu lui jetterai un blâme,

Pour avoir été si lâche,

Aussi je ne t’en voudrais pas si un jour tu me lâches.

N’oublies pas que si je parle c’est pour meubler le silence,

Comme une perche que je lance,

Pour qu’enfin on m’entende,

Pour qu’une main enfin se tende,

J’ai bien touché la tienne,

Et je voudrais tant qu’elle reste dans la mienne

Pourtant j’ai tant de mal à croire,

A ce que tu dis voir.

A mes parents

Quelle drôle d’enfance,

Qui s’est écoulée dans la souffrance,

Au cours de laquelle personne n’a saisi,

Sous le silence mes cris,

Pourtant mes larmes coulaient,

Mais personne ne les voyait.

Je n’ai pas su vous dire ma douleur,

Au plus profond de mon malheur.

J’ai sûrement été maladroite parfois,

Vous avez certainement commis des erreurs quelque fois

Mais nous savons bien vous et moi

que le seul responsable de toute cette douleur,

Le véritable auteur est ailleurs,

le seul responsable vous le connaissez,

et il ne s’est jamais excusé.

Pourtant quelque soit vos erreurs,

Et même s’il m’arrive d’avoir de la rancœur,

Je veux vous demander pardon,

Parce qu’au fond jamais nous n’en parlons,

vous avez fait de votre mieux,

et vous étiez à mille lieux,

d’imaginer que cela se passait sous votre toit,

Comme j’ai tout fait pour que personne ne voit

Puisqu’il a manœuvré pour que toujours j’ai peur

de révéler cette horreur.

Quand il me disait : « c’est normal,

si tu parles tu vas leur faire mal »

je me suis résignée,

et j’ai continué de saigner,

J’ai accepté de me taire,

Pour ne pas vous déplaire.

Si vous saviez comme je m’en veux,

De remuer tout ce passé douloureux,

Je sais bien que je vous fais de la peine,

Avec toute ma haine,

Pourtant comprenez que je ne peux plus faire semblant,

Même si je voudrais moi aussi que tout soit comme avant.

Pourtant aujourd’hui je voulais juste vous dire,

Afin d’éviter le pire :

« je vous aime,

Bien plus que moi même »

juin 2005

Jalousie

Je le sens en moi qui grandit,

Ce sentiment si fort de jalousie,

Dès que je t’entends me parler d’une autre femme,

Je ne peux m’empêcher de la voir autrement que comme une rivale,

Je ressens ce danger constant qu’une autre puisse allumer la flamme,

Eteignant du même coup notre amour estival.

Pourtant je t’assure que j’essaye de contrôler ce sentiment,

Car je sais bien au fond de moi qu’à aucun moment tu ne mens,

Quand tu exprimes ce que tu ressens,

Je sais bien que je n’ai aucune raison d’éprouver cette émotion,

Mais je ne parviens pas à échapper à cette sensation,

Que forcément tu vas me quitter,

Trouver quelqu’un digne d’intérêt.

Pourtant je t’assure que j’essaye de rationaliser,

Et je sais bien que tu fais tout pour me rassurer,

Mais comment croire à ton amour,

Alors que je n’éprouve pour moi que du dégoût ?

Je devrais être heureuse,

Puisque je suis amoureuse,

Au lieu de ça je panique,

En pensant à tous ces risques,

A toutes ces rencontres,

Qui sont autant de monstres,

Susceptibles de t’arracher,

A mon cœur déjà bien amoché,

Je les perçois comme des menaces

Que de moi tu te lasses

La peur est là permanente,

Pesante et constante :

A n’importe quel moment je crains que tu ne vois ce que je suis,

Et qu’inévitablement tu ne me fuis.

Puisqu’au fond de moi je sais bien,

Que je ne vaut rien.

peur

Je me sens si bien quand tu es là,

Mais dès que tu t’éloignes je me sens las.

Aujourd’hui je voudrais tant que tu m’enlaces,

J’ai tant besoin que tu m’embrasses,

Pour sentir ton amour m’envahir,

Et croire en un avenir.

Notre nuage est si beau,

Il est si haut,

Pourquoi ne pas profiter simplement,

De ces moments,

Sans cette peur,

Sans cette terreur ?

Mes démons me rattrapent,

Sans répit ils me traquent,

Comment les affronter,

Moi qui n’ai jamais su lutter ?

On ne m’a pas donné les armes,

Pour faire cesser les pleurs de mon âme.

Je me sens si fragile,

Mais toi seras tu assez agile,

Pour m’apprendre à vivre ?

Sans être ivre,

De cette douleur,

Qui sans cesse fait mon malheur,

Ou préféreras tu me quitter,

Et m’abandonner dans ce monde sans équité.

Qui aimes tu?

Tu n’es pas parfait,

Ton passé me déplait,

Je me pose 10.000 questions,

D’amour, de sexe, de normalité est il question ?

Le sais tu seulement ?

Tu m’as parlé d’envie,

Je peux comprendre, c’est la vie,

Tu m’as parlé de plaisir,

Je ne peux le saisir.

J’aurai une toute petite question,

sans concession,

A laquelle il te faudra répondre,

Pour que je puisse comprendre,

En souhaitant que je sentes si tu me mens :

Qu’aimes tu vraiment ?

L’opportunité d’une vie dite normale,

C’est ce qui me fait mal,

Ou ce que je suis au fond de moi : une femme,

Jusqu’au plus profond de mon âme ?

Je ne veux pas te juger,

Je voudrais juste t’écouter,

Mais comment te croire désormais,

Toi qui prétend m’aimer ?

Lorsque avec mes doigt je touche

Délicatement ta bouche,

Je ne peux m’empêcher de penser

A ce qu’elle a fait…

Je ne veux pas t’accabler,

Je n’ai pas le droit de te blâmer,

Je voudrais tant comprendre,

Je voudrais tant reprendre,

Notre amour comme avant,

Mais cette question me hante :

Qui aimes tu vraiment,

Le sais tu seulement ?

Un frère

Je ne me souviens pas d’avoir eu un frère,

Je me rappelle seulement que c’est ainsi qu’on l’appelle,

Pour l’état civil il est mon frère,

Puisqu’il est né de mes parents.

Pour moi il n’est rien d’autre que mon bourreau :

Pour mon corps, il est celui qui lui a fait mal,

Pour mon âme il est celui qui m’a souillé,

Pour mon cœur il est celui que je hais.

Mon frère ne m’a jamais protégé,

Il m’a violé,

Mon frère ne m’a jamais aimé,

Il m’a toujours méprisé,

Mon frère ne m’a jamais respecté,

Il m’a humilié.

Pourquoi privilégier les liens du sang,

De frère je ne veux point puisqu’il a fait couler mon sang,

C’est un monstre en liberté,

Qui ne sera jamais puni,

Puisque j’ai failli,

Toujours on l’appellera mon frère,

Et je suis condamné à me taire,

Même si au fond de moi je sais, que de frère je n’ai point,

Pour tous en ce monde je ne suis pas fille unique.

Espoir

Il faut bien avouer que je croyais que personne ne pourrai m’aimer,

Trop de blessures jamais cicatrisées,

Trop de ruptures difficile à digérer,

Tant de confiance mal dirigée.

J’ai longtemps cru que personne ne verrai ce que cache cette façade,

Moi qui me sens si malade.

Et pourtant te voilà,

Avec un cœur gros comme ça.

Tu vois des choses en moi que j’avais enfouit,

Depuis que le bonheur avait fuit;

Tu me comprends à demi mot,

Même si je ne parviens pas à te parler de mes maux,

Quand tu m’embrasses,

Quand tu m’enlaces,

Je sais que tu les devines, tu les effleures

tu voudrais tant apaiser cette douleur,

Par tes caresses et ta douceur.

Souhaitons que tu y parviennes,

Pour qu’enfin vienne

Le temps du bonheur,

Et que s’évanouisse le malheur.

tristesse

Ma douleur, ma peine

Elles me gênent,

Comment faire

Pour s’en défaire ?

Je voudrais tant,

Mais pour longtemps

Je sais, je vais souffrir,

De vivre,

Dans cet état

Sans éclat.

Passe ma vie,

Sans amis.

Je regarde les années qui passent,

Et je me lasse,

De toujours devoir combattre,

Sans abattre,

Les démons du passé,

Ne seront donc jamais lassé,

De me hanter,

De me planter

les souvenirs

Pour me faire souffrir

Pour que jamais ne guérissent,

Les cicatrices.

Souvenir d’amour

Aimer c’est donner sans compter, avec générosité, sans chercher l’équité,

C’est laisser son cœur s’ouvrir, faire plaisir,

C’est partager les peines et les joies, les rires et les soucis,

C’est accompagner l’autre dans les difficultés pour les surmonter ensemble et se réjouir de son bonheur, sans jalousie ni envie,

Aimer c’est chercher l’harmonie à deux, ce fragile équilibre et tenter de le préserver des tentations, de la routine… même au prix de quelques sacrifices,

Mais sans se perdre, sans abandonner sa personnalité, se croyances et son indépendance,

Sans chercher à posséder à dominer,

En un mot c’est un art subtil et délicat qui exige volonté et rigueur.

écrit au temps du bonheur...

La poupée

Je ne suis qu’une poupée, avec laquelle on a jouée,

A laquelle on n’a jamais demandé si elle voulait jouée,

Mais on ne demande pas aux poupées si elles veulent jouer au docteur.

Une poupée usée d’avoir trop servie,

Une poupée brisée d’avoir été mal traitée,

Pourtant elle a essayé de recoller les morceaux,

Avec patience, elle a tenté de se réparer,

Aujourd’hui elle est entière mais à quel prix,

Et qui pourrait bien encore vouloir d’elle.

La poupée sait bien que jamais elle n’aura l’éclat de celles qu’on n’a pas cassée,

Que jamais elle n’aura la valeur de celles qui sont entières, sans la moindre fêlure,

Qu’elle n’est qu’un de ces jouets mal réparés, dont personne ne veut.

Alors elle pleure, en silence pour n’incommoder personne,

Dans la solitude d’une nuit sombre, seule, elle laisse couler ses larmes,

Mais qui croira qu’une poupée peut pleurer ?

un endroit tranquille

J’ai rêvé d’une vie sans souffrance, sans chagrin,

J’ai rêvé d’une vie où tout ne serait que joie et allégresse,

Et je me suis réveillée dans ce monde, ce n’était qu’un beau rêve,

Et me voilà de retour dans ce cauchemar,

Et me voilà tombée de haut, avec mes illusions perdues, mes espoirs envolés,

Et me voilà face à moi même, seule, à devoir me reconstruire, d’un mal que je n’ai pas cherché, que je n’ai pas compris, et qui jamais ne me quittera.

J’ai espéré une vie meilleure, sans le rejet, sans le mépris,

J’ai espéré une vie meilleure, sans mes blessures, sans ma rancune,

Mais je n’ai trouvé que celle là,

Dans un corps lourd d’avoir trop souffert,

Avec un esprit craintif d’avoir été trahi.

J’ai attendu que les tourments du fleuve de ma vie s’apaisent,

J’ai attendu que s’éloignent les ombres de mon passé,

Mais rien n’y fait, ma vie n’est qu’une succession d’obstacles,

Sur lesquels je m’affale.

Et je me demande s’il existe un endroit tranquille après cette vie,

Où les âmes blessées peuvent se reposer,

Sans plus saigner.

Samtabatha

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