POESIE

LES POEMES D'AYYA

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ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

longtemps...pourtant

Une heure, une seconde, un an

Toujours qui s’égraine, le temps

Une minute, un jour, dix ans

Coulent les larmes …de ses treize ans

Si le temps est passé

La blessure est restée

Les brûlures de son être

Lui rappelle un mal-être

De sa jeune âme volées

Tous les espoirs rêvés

Un cœur encore blessé

Malgré dix longues années

Les mots lui manque encore

Pour faire croire à ce corps

Qu’il se doit d’être fort

Qu’il n’est pas encore mort

mes démons

Comme de douces vapeurs

Sont les bouffées qui montent

Comme une sourde terreur

Et c’est l’angoisse qui monte

Comme une vague douleur

Dans une main tremblante

Un sourire comme un leurre

Contre une peur affolante

C’est lui qui me tenaille

Qui brouille mon devenir

Me lacère les entrailles

Lui le sale souvenir

Comme j’ai livré bataille

J’ai voulut tout bannir

J’ai pansé les entailles

Quand je n’ai plus pu fuir

Mais si je baisse les bras

Il se rappelle à moi

Il pèse sur mes poumons

Mon étouffant démon

Dis-moi...

Dis moi ce que tu veux dis moi

Je crois que je n’te comprend pas

Dis moi ce que tu cherches en vain

Ce que tu attends de demain

Dis moi ce que tu penses dis moi

Dis moi c’qui c’est passé là bas

Révèle tout ou ne dis rien

Même si les souvenirs sont loin

Dis moi ce que tu sais dis moi

Pourquoi tu prends la vie comme ça

Pourquoi caches-tu donc tes larmes

Pourquoi ne prends-tu pas les armes

Dis moi ce que tu crois dis moi

Pourquoi retournes tu là bas

Pourquoi alors tu n’oublies pas

Dis moi… c’qui s’est passé là bas…

à ma mémoire...

Tu me malmènes et me tortures

Et tu m’envois toutes ses ordures

Si violemment à la figure

Même si en vain je te censure

Tu m’as voilé toutes mes erreurs

Tu m’as dissimulé l’horreur

Tu as masqué un peu l’ampleur

Des profondeurs de ma douleur

Peut être est ce moi qui ai refusé

Pendant longtemps de t’écouté

Mais tu m’avais tant occulté

Que tu pouvais plus rien livrer

Tu avais si bien décidé

De ne jamais tout me montrer

Que le peu que je connaissais

J’allais finir par l’avaler

Et quand enfin je commençais

De mes souv’nir à m’libérer

Toi tout d’un coup tu as avoué

Que des souv’nirs il me manquait…

Alors que j’pouvais surnager

En pleine gueule t’as tout balancé

Ma tête dans l’eau t’as enfoncé

N’appuie pas trop … je me noierai…

ses heures

Des heures de cette vie

Gâchées, écrasées, saccagées

Des ombres de vie

Fantômes du passé

Des lueurs obscures

De ces lointains souvenirs

Des moments trop durs

Que l’on ne peut fuir

Alors on se blesse

On déplace la douleur

Pour qu’enfin elle cesse

De hanter toutes ses heures

Seules des marques invisibles

Cicatrices de nos âmes

Pas de preuves plus tangibles

Qu’une poignée de larmes

Alors on les imprime

Dans la chair et le corps

Tout ce que l’on réprime

Pour éloigner la mort

On maintient la blessure

La lisible et physique

Pour en rester bien sûr

Que cette chair existe

Et on dirait ...

Si fragile qu’un seul mot suffit à le briser

Si lourd à nos cœurs en mille morceaux brisés

Si ténu qu’un seul fil suspendu à nos lèvres

Si profond dans nos âmes qui lentement se crèvent

Si douloureux qu’une vielle blessure qui se réveille

Si assourdissant qu’il nous dérobe le sommeil

Si solide qu’on ne le brise que de toute sa force

Si malsain qu’il nous place entre l’arbre et l’écorce

Si ancré dans l’esprit qu’un arbre centenaire

Si courant dans les coeurs que ces crimes ordinaires

Si violent dans nos vies que la torture elle-même

Qu’on voudrait le faire taire … dans un de nos poèmes…

Et on dirait…Tais toi silence, hurle tes secrets …

Ce que je ne peux dire autrement...

Je voudrais dire et crier

Le vomir ou le cracher

Je voudrais vous raconter

Sans omettre ni oublier

Livrer leurs actes sans craintes

Vous en parler sans contraintes

Plus jamais en avoir honte

Comme cette jeune adolescente

Je veux oublier les rimes

Arrêter la pantomime

Utiliser de vrais mots

Des mots tranchants et pas beaux

Dire que je m’étais trompé

Et que tout a dérapé

Que j’ai perdu tout contrôle

Que j’ai perdu toute parole

Dire que j’ai tellement de mal

A supporter mon corps sale

Qui n’a été qu’un jouet

A lui et aux siens destiné

Qu’il m’ait vendu ou donné

Je n’ai jamais déterminé

Il m’a offert à l’enfer

A contrôlé mon calvaire

Il leur a permis et donné

Le droit de me posséder

Le droit de me faire subir

C’qui devait m’anéantir

J’étais celle que l’on pouvait

Utiliser sans regret

Sans jamais s’en inquiéter

Celle qui sûrement …méritait…

fardeau

Tu ne m’appartiens plus

Je ne te reconnais plus

Je n’te vois presque plus

Presque comme disparu

J’te supporte malgré moi

Car je n’ai guère le choix

Parce que dans ces cas là

L’divorce ça exist’pas

J’aimerai bien en finir

J’voudrais pouvoir t’vomir

Peut être même te détruire

Ou bien te voir souffrir

Pour te récupérer

Te sentir exister

Me réapproprier

Le droit de bien t’aimer

Je t’aurai jusqu’à la mort

Faut bien que j’fasse l’effort

De t’accepter encore

Toi mon fardeau de corps

Apprivoise ta colère

Apprivoise ta colère, essuie les larmes d’hier

Tu t’éloignes de la vie tout petit à petit

Il faut chasser ta haine, faire abdiquer ta peine

Tu n’prend le temps de rien, observe ta vie de loin

Apprivoise ta colère, essuie les larmes d’hier

Surmonte les écueils, il te faut faire le deuil

De cette enfance perdue, de cette vie rompue

Met de côté les pleurs, réapprend le bonheur

Apprivoise ta colère, essuie les larmes d’hier

Emprisonne ta douleur, maîtrise un peu ta peur

Tout ce qui s’est passé, tu dois le dépasser

Le mettre de côté, pour pouvoir avancer

Apprivoise ta colère, essuie les larmes d’hier

Les horreurs en mémoire, qui hantent les souvenirs

Ces instants noirs glacés, où tout s’est écroulé

Tu dois les surmonter…si tu ne peux oublier…

à la vie à la mort

A la vie à la mort, amour ou amitié

Tout ça commence en belle complicité

Puis il y a eut ce dérapage

Les paroles, les bruits d’couloirs

Toi l’beau parleur le vrai ami

Toi qui t’en moques de ce qu’on dit

Qu’elle sorte avec n’importe qui

Toi t’y crois pas à ces conneries

Mais quand ton pote t’as raconté

Qu’il s’était bien marré

Toi l’vrai ami t’as tout gobé

Sans même à elle lui demander

Il t’avait donc bien persuadé

Que tout ça elle l’avait demandé

Et elle tétanisée n'a jamais pu expliquer

Quoi que tu aies fait elle la fermait

A tes yeux, elle ne valait plus rien ?

T’as fait tourné pour les copains ?

Qu’est ce qui t’as pris de tout jeter

De la prendre soudain pour un jouet

Tu l’as vendue ou bien prêtée

Elle n'était plus qu’une traînée

Pendant des mois t'as continué

Et trop longtemps elle va payer

Elle peut le dire tu t’es trompé

Même si un temps elle y croyait

Même si longtemps elle s’est demandée

Si elle méritais pas ce qui arrivait

Peut être tu t’étais senti fort

Toi l’vrai ami tu as eut tort

C’était à la vie à la mort

Mais à la mort …d’abord

d'un jour à l'autre

D’un jour à l’autre

La douleur l’emporte

Là dans son antre

Elle cherche sa porte

Elle l’ouvre et frappe

Lancinante et sourde

En traître elle happe

Rend la tête lourde

Telle un serpent venimeux

Cachée dans les broussailles

Surgit dans les couloirs sinueux

De la mémoire blafarde

Poupée

Un geste ou un mot de trop

Peut être une ambiguïté

T’aurais je pris de haut ?

Ou alors qu’aurais-je fait ?

Comment t’as bien pu croire

Que tu pouvais faire ça ?

Qu’ai-je bien pu te dire

Pour que tu prennes ce droit ?

Pour que tu fasses de moi

Ce que bon t’as semblé

Et pour que malgré moi

Je sois comme anesthésiée

Il t’as suffit d’une pression

D’une parole menaçante

Pour me faire poupée de chiffon

Et éliminer toute résistance …

Ce quelque chose

Ce quelque chose dans l’air

Qui l’emplit de panique

Ce regard soudain dur

Qui glace ainsi la nuque

Ce quelque chose qu’on sait

Qu’on sent dans l’air ambiant

Une sensation glacée

Frisson d’avertissement

Ce quelque chose qui tort

Les entrailles et le cœur

Qui soudain sent la mort

Qui présage la douleur

Ce quelque chose de lourd

Qui pèse dans l’atmosphère

Alors qu’on voudrait fuir

Referme son gant de fer

Quelque chose qui accable

Glace le sang et les muscles

Qui rend la peur palpable

Corps immobile et faible

Ce quelque chose qui fait

Que tout est différent

Là tout à coup on sait

Que rien ne s’ra comme avant

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