POESIE

LES POEMES D'AYYA

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ATTENTION JE VOUS RAPELLE QUE CES PAGES SONT DESTINEES A UN PUBLIC AVERTIT!!!!! ET QUE LES TEXTES N'ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS

chaque minute ...

Tant de vies amputées dans l’indifférence

Dans une période où seule compte la confiance

A chaque minute, à tout instant

La violence s’empare d’une âme d’enfant…

Notre monde nage à contre courant

Où souffrent ceux qui devraient être insouciants

Ceux que l’on devrait protéger et pourtant

C’est trop souvent que souffrent les innocents…

A nos portes ou bien si loin de l’occident

Pendant des années ou un trop long moment

Trop de ces monstres sans conscience

Iront voler sans état d’âme leur innocence…

Comment peut on supporter de voir enfance

Rimer impunément avec souffrance

Par la main d’amis, de proches ou de parents

Ou de sinistres bourreaux sans noms…

à ma marraine

Peu de souvenirs plus de liens

De toi comme du reste d’ailleurs

Mais je me souviens que j’t’aimais bien

Un moment au camping t’étais là

Rigolade autour d’un bol de chocolat

J’avais quel âge à c’t’époque là ?

Et toi est-ce que tu t’souviens de moi ?

Puis le temps comme le reste a passé

On s’écrivait des lettres avant

Il y a peu je les ai retrouvés

Bien rangées dans un carton

Et puis on m’a appris que t’étais mariée

Bien après que la cérémonie soi passée

C’était pas bien grave puisque j’t’avais oublié

J’serais bien venu voir comment t’allais

Et je me suis rappelé cette lettre la

Elle m’était pas destinée

Elle était pour papa

J’l’ai lu à la dérobée

Cette lettre pourquoi j’m’en souviens

J’lai vu parce qu’on m’a dit que t’étais malade

On m’a dit que t’avais le sida

Mon père a regretté que tu sois loin

Et puis dans la lettre il y avait ce mot

Ce mot si court mais si dur de sens

Qui résonne de malchance

Et une date à côté de ce mot

Voila juste ces quelques mots qui viennent de loin

Pour te dire que j’n’ai pas oublié

Que j’me souviens mal mais que j’t’aime bien

Et que j’voudrais savoir… ce que tu deviens

En ces moments...

Elle était camouflée la haine

La violence que l’on ne veut écouter

C’est la honte que l’on cache

Les pertes que l’on pleure

Quand viennent la nuit et ses frayeurs

Et l’on regrette, les illusions perdues

Tous ces espoirs déçus

La confiance acquise, bafouée

Plus qu’une simple méprise

Plus qu’une grossière erreur

Rien d’une petite confusion

Envolés en une minute les rêves

Disparue en un instant l’espérance

Jetés à terre et piétinés

Et là... en ces moments

La terre, la vie… s’est arrêtée

Ainsi va la vie

Ainsi va la vie sans envies

Ainsi va l’avenir sans devenir

C’est ainsi que l’on crève sans rêves

Ainsi que l’on se perd sans repères

Chacun sa route et ses doutes

Chacun ses pleurs et ses peurs

Chacun son âme et ses drames

Chacun sa veine ou ses peines

On va de chance en déchéances

D’amis et demi en ennemis

De j’te laisse à j’te blesse

De je t’aime à j’te haine

Coule...

La mémoire coule et s’éboule

Rivière boueuse et tumultueuse

De terre en éclat de pierre

Qui roulent et s’écroulent

Le feu fume et se consume

Flamme vive qui vire et dévore

Etincelle qui brille et scintille

Lueur peu intense qui danse

Une valse dans la vase

Et la nuit noire éblouit

Comme une étoile banale...fatale

Qui chavire l’univers

J'irais un jour ...

J’irai un jour crier la peine

Du haut de la plus haute falaise

J’irai un jour pleurer la haine

De tout ceux qui encore se taisent

J’irai un jour dire toutes les larmes

A la plus sourde des pierres

J’irai un jour chuchoter les blâmes

Au plus profond des mers

J’irai un jour raconter les douleurs

A la plus vielle montagne

J’irai un jour murmurer les peurs

Aux grands saules des campagnes

Mais à toi je ne dirai rien

Pas de mémoires qui s’entassent

A toi je ne montrerai rien

…Que la vie qui se lasse

Des larmes

Et cet éternel maudit sentiment

Que tout s’écroule autour de vous

Qu’on n’est qu’irritable et mal lunée

Par trop souvent abîmée par la vie

Quand tout manque cruellement

Qu’on n’en vient jamais à bout

Qu’on s’est levé du mauvais pied

Chaque maudit jour de sa vie

Quand les larmes vous guettent

Qu’elles sont là qu’on les sent

On pourrait presque les toucher

Mais elles s’enfuient apeurées

Ces larmes que l’on retient

Celle du plus profond chagrin

Celles qui n’expliquent rien

Jamais là au moment opportun

C’est quand elles menacent

Qu’on ne peut les retenir

Et quand on en a besoin

Qu’elles se cachent au plus loin

Une vie qui ...

Si on joue de malchance

On tire les mauvaises cartes

De la route on s’écarte

L’évidente …imprudence

Une vie qui s’élance…

La route ondule et se déroule

Embûches et déroutes

Entre obstacles et chutes

Pan de destin qui s’écroulent

Une vie qui s’écoule…

Peut être un mot de trop

Une phrase mal tournée

Un regard mal placé

Suffisent à tomber de haut

Une vie en morceaux…

Assez pour déclencher

Une spirale de violence

Un trop plein de souffrance

Que rien ne peut détourner

Une vie qui a chavirée…

De drames en déboires

De trouble à limpides

De marquant à insipides

Tout reste en mémoire ?

Une vie sans savoir…

La douleur et la peur

Aujourd’hui incrustées

Comment donc supporter

Les larmes et les heurts

D’une vie qui se meurt … ?

Brûle

Incendie de l’esprit

La brûlure est cuisante

La plaie encore à vif

La douleur … présente

Comme marquée à jamais

Tatouée au fer rouge

Pour toujours imprimé

Dans le corps et la chair

Blessure invisible

Qui jamais ne cicatrise

Blessure de l’âme

Fracture de l’esprit

La marque se précise

La lame qui l’incise

Le métal qui brûle

L’invisible s’écroule

La plaie devient réelle

Celle là se refermera

Mais la marque rappelle

Visible elle deviendra…

Y a un ptit coeur

Voilà l’école était finie

C’est drôle comme la mémoire

Vous fait parfois défaut

C’était peut être un mercredi

Y a des détails qui marquent

Et d’autres qui s’enfuient

Tant de choses qui échappent

Mais la douleur elle, reste

Et même si y a rien à comprendre

Y a un petit cœur qui demande

Qui a besoin de réponses

D’savoir pourquoi c’est tombé sur lui

Y a un petit cœur qui saigne

Rien qu’un petit cœur de cendres

Qui s’est penché trop près du feu

Qui panse encore la brûlure cuisante…

L'Empreinte du temps

Un simple flirt d’enfance

A l’heure des expériences

Combat contre l’Indifférence

Dans la Vie ensemble on se lance

C’était le temps de la Confiance

Et l’heure des Confidences

On était les sales gosses

Ceux qui sonnaient aux portes

Et qui s’moquaient des Vieux

« On s’ra jamais comme Eux »

Et jamais on ne mourrait

Tant qu’ensemble on rirait

Mais à l’heure des vacances

Arrive lui qui brise la Confiance

Evanoui l’équilibre du Duo

Se forme alors un incertain trio

Disparaît l’harmonie et la candeur

Tisse la toile de la Douleur

Plus de place pour le hasard

Il y avait la Haine dans ce regard

Du Venin dans ces paroles

La vipère discrètement se love

Ca n’avait plus rien d’un jeu

On était devenu… « Comme Eux »

Puis le Diable est parti

Laissant la Destruction derrière lui

L’empreinte est restée, imprimée

Dans l’âme et la chair, incrustée

De sa Haine …dans tes yeux

Rien de ce que j’avais connu d’eux

Tu me laisses à la dérive

Avec ce secret qui nous unis

Et encore dans l’Abîme tu me lances

Et encore et toujours tu m’enfonces

Mon corps même, je t’ai abandonné

Puisqu’à toi seul… j’appartenais

De moi tu as fais ce que tu voulais

Et jamais je ne t’opposais

La plus petite Résistance

Plus rien à voir avec de la Confiance

Juste la Peur qui sourdement danse

Plus rien n’avait d’importance

Tu pouvais bien m’vendre ou m’donner

T’aurais aussi bien pu me tuer

Qu’ça n’aurait sûrement rien changé

Puisque chaque fois profondément

Dans le Corps et dans l’Ame sournoisement

S’est à jamais marquée … l’Empreinte du Temps


un peu de mon histoire... bref ...

Ou la paix

Cette vie qui semble creuse

Vide de sens et d’avenir

Incertaine et mal tracée

Empreinte d’un souffle glacé

Où est elle la vraie vie ?

Celle dont on a envie

Celle que l’on choisie

Rien d’une simple survie

Impatiemment, en vain

On attend un matin

Où arrivera enfin

Ou la paix … ou la fin

Vide

Un vide trop consistant

Une empreinte dans le néant

Un rien dans l’existence

Un cri dans le silence

Une âme pleine de vide

Qui n’emplie pas ce corps

Qui s’effrite toujours et encore

Et dans une trêve… tout s’achève

La plume est vide ce soir

Vide comme est l’esprit

Vide d’espoir et de vie

Plus rien à foutre ici…

Plus rien à dire ou à écrire

Plus rien à faire ou à maudire

Plus qu’une larme…

Plus rien à croire…

Ayya

Je reve

Je rêve ce soir…

Je rêve d’une autre vie,

D’une vie différente,

D’une vie plus souriante,

D’une vie tout simplement

Je rêve ce soir

D’être une autre que moi

D’être une que je ne suis pas

Je rêve de demain

Croiser un autre visage

Dans le miroir

De trouver un autre regard

Que celui que j’évite

Que celui que je fuis

Et d’un seul coup

Tout effacer… tout annuler

De ma naissance à ma mort

Ce soir je rêve…

Je ne rêve de rien

Je rêve d’absence

Je rêve de néant

Je rêve … d’une plaie béante

OMBRES

Ombres et voiles du passé

Viennent me hanter

Je ne peux vous affronter

Je ne peux vous ignorer

Rien ne vous chasse

Tapis dans l’ombre de mes nuits

Rien ne vous lasse

Vous ne me laissez aucun répit

A croire que vous espionnez

A croire que vous êtes à l’affût

De la moindre bouffée d’air pur

Pour insidieusement la vicier

Pourquoi me harceler ?

Je ne demande que la paix

N’ai-je pas assez lutté ?

N’ai-je pas assez payé ?


Votre jeu malsain m’épuise

Course sordide

Cache-cache morbide

Votre lame s’aiguise

Elle entaille mon âme

Et passe entre mes mains

Je cautérise la plaie

Et imprime la marque

MA PRISON

je ne peux m'en empecher

à personne jamais

je ne me livre

c'est pas facile à dire

toujours extérieure, toujours cachée

si jamais tu entrevois

un peu de mes faiblesses

un peu de ma détresse

alors un peu tu m'opresses

à cet instant un peu...je te déteste

n'essayes plus s'il te plaît

de percer ma carapace

elle est mon armure et ma force

en même temps qu'elle est ... ma prison

laisse moi le temps

vas doucement

ne te faches pas s'il te plaît

je ne puis t'expliquer

barrière invisible

mais ô combien solide

barrière du silence

présente et tenace

CE SOIR

Rien de particulier ce soir

Un soir comme tant d’autres

Ce soir encore je ne dors pas

A mesure que l’heure avance

Plus encore je m’angoisse

Rien de particulier ce soir

Juste cette même peur

Car quand viendra l’heure

Je sais qu’il faudra dormir

Et affronter la nuit

Rien de particulier ce soir

Je sais qu’avec le sommeil

Arrivent toujours les rêves

Et pas les jolis songes

Qui le peuplaient avant

Rien de particulier ce soir

Je voudrais bien dormir

Mais si peur de revoir

Dans ma tête à nouveau

Ce qui me fait souffrir

Rien de particulier ce soir

Un soir comme tant d’autres

Ce soir encore...je ne dors pas

MA CHUTE

Dans le gouffre je tombe

Il est sombre et profond

Chute libre, je tombe

Heureusement je rencontre

Parfois un accroc de roche

Je m’y assois quelque temps

Il y a une faible lueur

Le rocher cède je m’écroule

et à nouveau je chute

une branche surgit

au vol je la saisis

un moment de répit

mais mon bras s’engourdit

je lâche encore

à nouveau je m’enfonce

ma chute est ainsi

Semble parfois sans fin

mais souvent ralentie

je ne vois pas le fond

mais enfin aujourd’hui

Les répits sont nombreux

Alors quand j’arriverai

au fond de ce gouffre béant

je ne m’y écraserai pas

Je lacherai une dernière fois

pour arriver enfin

là où le sol est ferme

j’y arriverai meurtrie

mais entière et en vie

LA VAGUE

Tu surgis comme une vague

Une vague nauséabonde

Renversant tout sur ton passage

Submergeant brusquement

Telle une lame de fond

Tu approches sans prévenir

Avant d’avoir pu s’arc-bouter

Tu fauches sournoisement

Tu déferles dans mon esprit

Déversant tes horreurs

Brutalement tu m’entraînes

Dans tes profondeurs boueuses



Et lentement me relâche

Me laissant fébrile

Désemparée, tremblante

ET POURQUOI?

Une vie en lambeaux…

Et pourquoi ?

Sans doute vous avez oublié

Vous dormez bien tranquille

Sans vous en soucier

Elle n’y parvient pas

Et pourquoi ?

Vos journées s’écoulent

Les siennes se vrillent

Et pourquoi ?

Souvenez vous !

Rappelez vous !

Regardez elle se meurt

Trop de douleur

Et pourquoi ?

Un gravier dans votre vie

Un roc dans la sienne

Et pourquoi ?

Son innocence volée

Sa confiance trompée

Et pourquoi ?

CE SOIR

Rien de particulier ce soir

Un soir comme tant d’autres

Ce soir encore je ne dors pas

A mesure que l’heure avance

Plus encore je m’angoisse

Rien de particulier ce soir

Juste cette même peur

Car quand viendra l’heure

Je sais qu’il faudra dormir

Et affronter la nuit

Rien de particulier ce soir

Je sais qu’avec le sommeil

Arrivent toujours les rêves

Et pas les jolis songes

Qui le peuplaient avant

Rien de particulier ce soir

Je voudrais bien dormir

Mais si peur de revoir

Dans ma tête à nouveau

Ce qui me fait souffrir

Rien de particulier ce soir

Un soir comme tant d’autres

Ce soir encore...je ne dors pas

SE TAIRE

Non vous n’avez rien vu

Non vous n’avez rien su

Non vous ne voyez rien

Non vous ne savez rien...

J’aurais voulut vous le dire

J’aurait voulut vous l’ecrire

Je n’ai pas su parler

Je n’ai su que pleurer

Non je ne l’ai pas dit

Non je ne l’ai pas raconté

Je pensais que ca se voyais

N’avais je donc pas changé ?

Ai je si bien réussi

Me suis je si bien caché

Alors j’aurai gagné ?

Personne ne sait

Glorieuse victoire... ?

Seule à savoir

Et seule dans mes cauchemars

ECRIRE

Ecrire, écrire encore, écrire quand on ne peut pas crier, quand on y arrive pas, écrire pour faire sortir, écrire ce mal, écrire cette chose dégoûtante, vibrante à l’intérieur,

écrire la douleur, écrire la souffrance, écrire la peur, écrire quand ça va plus, écrire pour dire, écrire pour comprendre, écrire pour évacuer, écrire pour moins souffrir

écrire sans réfléchir, écrire sans corriger, écrire fait mal ; écrire fait du bien, écrire est une porte de sortie, écrire est mon exutoire,

hurler le désespoir, écrire pour le faire fuir, le hurler sur papier, un crayon à la main, cracher ce qui fait mal, cracher ce qui fait peur, cracher toute cette laideur

écrire ses silences, écrire ses craintes, écrire qu’on en peut plus et qu’on est fatigué, qu’on a peur et qu’on a mal, écrire cette haine, haine de soi si malsaine,

écrire pour exploser, écrire ce qui ne va plus dans cet organe vital, écrasé, piétiné, écrire ce que ressent, au fond de ma poitrine, aujourd’hui sec et cassant, ce qui a autrefois été mon cœur,

écrire pour pas crever, yeux ouverts bouche fermée, fermée sur ce cri inaudible, pourtant si résonnant dans le vide de ma tête écrire pour dire qu’on est encore en vie, pour dire que ça fait mal et qu’on y peut plus rien…

Ecrire….. pour pas mourir ... je n'ecris pas ce que je veux, je n'ecris pas comme je le veux, mais je fait ce que je peux

Ma voix

Tu t’es enfuie

Que t’as t-il pris ?

Tu ne m’a pas aider

Ou était tu donc passée ?

Au fond de moi tu t’es cachée

Pourquoi m’a tu fait ca

Pourquoi à ce moment là ?

Disparue évanouie

Tu aurais du réagir

Tu aurais du t’opposer

Tu aurais du m’aider

Tu aurais du refusé

Tu n’as su que partir

Tu n’a su que trahir

Plus que jamais auparavant

J’avais besoin de toi

Et c’est ce jour là

Que tu choisit pour m’abandonner

Avec toi tu as emporté

Toute ma volonté

Sans toi ... je n’ai rien fait

Poéme recu le 02.02.04

Que dire ,comment le dire

Tant de secrets, tant de souffrance

Comment révéler ?

A soi même, on ne sais que dire

Comment expliquer?

Les mots existent ils

Ces mots faciles

Ceux qui glissent doucement

Qui sortent simplement

Qui sont doux à l’oreille

Les mots pour ça font mal

Durs, rauques

Ils sonnent comme

Autant de lames acérées

Lacérant le cœur

Ils restent accrochés

Tout au fond de la gorge

Ces mots qui font mal

Dedans ou dehors

Où font ils moins souffrir?

« Sois sage, ô ma douleur et tiens toi plus tranquille » Baudelaire

Celui qui m’a fait mal

A travers toi me hante

Tu m’empêches de trouver le sommeil

Ou envahis mes rêves

Je voudrais parfois croire

Que tu n’es qu’un cauchemar

Mais tu parais parfois si réel

Que je ne sais plus ce que tu es

Enseveli parfois

Toujours tu te rappelles à moi

Jamais entier, toujours fuyant

Jamais vraiment absent

Dans mon esprit et dans mon corps

Eternellement tu restes en moi

En une douleur

Tantot sourde ou tantot virulente

J’essaie de te chasser

Par les moyens que j’ai

Mais les maux du corps

Peuvent t-ils vraiment apaiser ceux de l’âme ?

Quand je me dit qu’il faut se battre

Toujours tu reviens

Si j’arrive à trouver de la beauté dans la vie

Ta laideur la fait fuir

Je ne te demande plus de partir

Je sais que tu ne le fera jamais

Mais dis moi ô souvenir

Me laisseras tu jamais en paix ?

merci pour tout

ayya

TRAHISON

Supporter une trahison

Travail difficile

Est ce seulement possible ?

Quand ce qui t’as trahit t’habite

Réside au fond de toi

Alors quand tu te vois

Tu ne peux voir que ça

Car seule face à toi même

Tu ne peux faire semblant

Pas indéfiniement

Ce qui se reflète la

Est ce que c’est vraiment toi ?

Tu ne te ressemble pas

Tu ne lui ressemble plus

Elle est partie

Qu’a t-elle laissée ?

Un vague souvenir au plus

Quelques visions d’enfance

Sans elle tu dois réinventer

Tout ce que tu savais

Tout ce que tu croyais

Toi qui ne l’a pas aidée

Comment pourrais-je te pardonner ?

Comment pourrais-je me pardonner ?

ayya

Ce pot de fleur, pot de terre cuite si simple

Empli de fleurs de printemps, pas des roses recherchées

Mais quelques marguerites et puis des boutons d’or

Ils ont commencé par arracher les fleurs

Par les jeter au loin

Ils ont renversé le pot puis ils l’ont brisé

Et sans difficultés

Où sont donc les morceaux ?

Eparpillés un peu partout ; certains perdus à jamais

J’ai voulu prendre un vase, un vieux vase ébréché

Y placer les pauvres fleurs arrachées

Mais ça n’a pas suffit et les fleurs ont fané...

Alors je m’acharne, ces morceaux je les cherche

Je veux les retrouver

Puis soigneusement, les recoller

L’un après l’autre

Non pas pour reformer l’original

Mais quelque chose s’en approchant

L’emplir de terre, faire repousser des fleurs...

Il fait pourtant si sombre, si alors les plombs sautent

La lumière s’éteint...

Je cherche une bougie, et parfois je la trouve

Je l’allume tant bien que mal, je reprend le travail...

Mais si là par malheur, un peu de vent s’engouffre

Elle s’éteint à son tour, cette flamme si vacillante

Pas besoin d’une tempête, juste d’un courant d’air

Et là je n’en peux plus, les morceaux sont perdus

Je ne les retrouve plus, je les piétinne

Ce que j’ai commencé, comme le reste je le détruis

Pourquoi tant s’acharner ?

Il fait si noir, comment garder espoir ?

Cet ensemble fragile qui reprennait forme

Je le jette contre un mur, je n’en peux plus

Les morceaux à nouveau s’éparpillent...

Mais si par hasard, chance ou miracle

Ma main retrouve une alumette

Je ferme la fenêtre, je retrouve la bougie

Je la rallume et retrouve le courage

D’aller au disjoncteur, de changer le fusible

Et je reprend l’ouvrage, les morceaux sont plus petits

Mais je connais ma tâche, il faut recommencer...

Ce pot de fleur c’est moi, et un jour je le recollerai, du moins je veux y croire. J’espère seulement avoir la force de ne jamais lacher que par moment et de ne pas sombrer. Ce n’est pas un poème, et ce n’est pas fini, c’est juste un peu de moi, petite histoire d’une partie de ma vie. Je l’écrit pour personne et tout le monde à la fois, surement un peu pour vous, et puis pour moi aussi ; pour garder le courage, pour retrouver l’espoir. Pour me convaincre moi, pour me forcer à croire que tout n’est pas fini. Je voudrais retrouver une idée de l’avenir, me dire qu’il existe pour moi aussi. Je ne sais peut être plus vraiment qui je suis, je me cherche. Je ne sais pas ce que je serai, ni même si je serai, mais je veux le chercher. Est ce que j’y arriverai ? je ne peut y répondre. Je sais que les moments difficiles seront toujours présents, je sais que je ne sais pas si je pourrai toujours les affronter, . Non je ne sais pas si j’y parviendrai, mais je veux essayer.

Auteur : ayya

Nage petite fille nage

Ne te laisse pas sombrer

Ne te laisse pas couler

La rivière est boueuse

Elle est tumultueuse

Mais surtout n’oublie pas

Nage petite fille nage

Emportée par le courant

Les vagues te recouvrent

Elles pourraient te noyer

Ne les laisse pas faire

Et surtout n’oublie pas

Nage petite fille nage

Le courant est violent

Il y a des rapides

Mais parfois elles s’apaisent

Elles te laissent respirer

Alors surtout n’oublie pas

Nage petite fille nage

Essaye de regagner la rive

Non ce n’est pas facile

Une branche surgit accroche toi

Et si alors elle céde

Surtout n’oublie pas

Nage petite fille nage

Toute rivière un jour

Se jette dans l’océan

Et meme si il est grand

Il sera calme pour toi

Surtout ne l’oublie pas

Nage petite fille nage

De là bas tu verra

La côte ensoleillée

Qui t’ouvrira les bras

Et doucement t’acceuillera

Alors non n’oublie pas

Nage petite fille nage

ben voila, message de courage et d'espoir...pour qui veut l'entendre,

spéciale dédicace à cali, bisous à vous

Auteur : ayya

L’HIVER EST LONG

Garder espoir

Garder courage

Les larmes ne sont pas mauvaises

Elles emmènent avec elles

Un peu de votre peine

Prendre parfois le temps

Juste pour se reposer

Se laisser raconter

Les histoires du matin

Chantées par les pinsons

Se laisser éblouir

Juste en plissant les yeux

Par la lumière du soir

Ne pas laisser le brouillard

Vous assaillir de doutes

Offrir son visage

A la pluie qui soulage

Se protéger les mains

De ce gel si mordant

Le temps qui passe

N’efface rien

Mais il peut adoucir

Certains de ces souvenirs

Et si l’hiver est rigoureux

S’il est si froid et si long

Qu’on croit ne jamais

Le voir s’achever

Ne jamais oublier

Que toujours à l’hiver

Succède le printemps

Auteur : ayya

Ici il fait noir

Il fait froid

Je suis face à ce mur solide

Trop haut pour l’escalader

Je fais demi tour, je cours

Je vais pouvoir m’enfuir

L’impatience me gagne

Je cours encore plus vite

Libre de ca, libre de moi

Mais je me heurte

Un autre mur encore plus haut

Je saigne, encore demi tour

Et à nouveau je cours

Troisième mur

Hérissé de tessons

La sortie de cet enfer

Doit etre derrière moi

Toujours plus vite je cours

Je m’essouffle mais je sens

Que la sortie est proche

Elle ne peut être que de ce côté là

Mais je me cogne

Je m’assome

Je me relève

Mais où est donc l’issue

Dois je me cogner à un mur

Où que j’aille, seront ils toujours là

Ou bien y a t’il une porte

Mais alors où est elle

Derrière elle il y a la lumière

Il y a la chaleur

Derrière elle il y la vie

La vraie, pas celle que l’on se fait

Pourquoi alors je ne la trouve pas

Auteur : ayya

LE TEMPS

Le chien de la voisine est heureux

C’est l’heure de sa promenade

Les jumelles d’à côté se disputent

Cela ne durera qu’un temps

Le monsieur du 36 rentre chez lui

Sa petite fille l’attends

Des gamins jouent au foot

Surveillés du coin de l’oeil

Par le viel homme grincheux

Comme depuis des années

La même vie continue

Le temps s’écoule inlassablement

S’il paraît s’arrêter

Cela n’est qu’illusion

Et si pour moi sa course

Semble telle un torrent

Arrêtée par les rochers

Détourné sans cesse

Découpé de cascades

Il passe pourtant fluide et lisse

Comme un fleuve tranquille

Que jamais ne troublent

Ni les crues ni la secheresse

Auteur : ayya

LE MIROIR

Cette surface lisse et polie

je la regarde de biais

elle reflète le monde

innofensive

pour la regarder en face

je dois faire tous les efforts

ne pas me laisser aller

à frapper à briser

à détruire ce reflet

j’avance mon visage

rassemble mon courage

et je croise ce regard

je le connais si bien

un peu accusateur

si different d’avant

où est donc passée

cette étincelle de vie

ce petit bout d’enfance ?

Auteur : pauline PMB

MADAME LA LUNE

Je cherche pendant mes nuits de veille

Un peu de lumière, un rayon de soleil

Je m’égare je me perd

La lumière de la lune

Qui appelle au calme

Qui demande la paix…

Excusez moi madame la lune

Mais votre douceur argentée

Je l’ai trop souvent contemplé

Pour encore l’apprécier

Je vous préfère le soleil

Sa lumière est plus franche

Votre auréole grise

Fait fuir les espoirs de la journée

Espoirs que le soleil

Celui des beaux jours

M’a aidé à construire

Excusez moi madame la lune

Je ne vous en veux pas

Mais je ne peux m’empêcher

De frémir quand vous arrivez

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