LES CONSEQUENCES DES ABUS SEXUELS
LA CULPABILITE
LA CULPABILITE:

C'est le sentiment le plus répandu après un viol. La victime n'a pas pu refuser l'acte sexuel et se sent responsable de ne pas avoir dit non.

C'est l'incapacité de se reconnaître en tant que victime. On trouve une bonne raison, on justifie son viol. " c'est de ma faute, je suis rentrée tard " "j'étais habillée de manière provocante" "je suis aller la bas de mon plein gré".....

La victime doit se réapproprier une position de personne et non pas d'objet. On peut dire que la femme pourra se reconstruire, si et seulement si, elle admet qu'elle a été victime et qu'elle n'y est pour rien!! Qu'elle n'est pas responsable!

Ce système de défense qui consiste à se croire coupable détruit l'image de la femme violée qui n'arrive plus a se retrouver.

On voit souvent des femmes qui prennent 5 douches par jour, qui se coupent les cheveux, qui se mutilent, qui font des tentatives de suicide, qui deviennent obèses ou anorexiques.

Elles lancent un message au monde extérieur. Ce qu'on m'a fait à l'intérieur, se voit maintenant à l'extérieur. Elles ne savent pas à qui parler et si elles ont un interlocuteur elles n'osent pas le faire par peur, par honte ou par culpabilité. Elles prennent conscience de la notion de victime en passant par la haine d'elles mêmes.

La situation est catastrophique quand les femmes ont eu un orgasme lors de l'agression ,Leurs corps les a trahi., il faut savoir que le sexe est programmé pour ça! Et ça ne veut pas dire pour autant que la femme à pris du plaisir à se faire agresser ! Loin de la!! C'est une réaction mécanique!!! Alors cessez de vous sentir coupable !

VOICI QUELQUES EXPLICATIONS QUI M'ONT ETE DONNE PAR UNE ETUDIANTE EN DERNIERE ANNEE DE PSYCHOLOGIE (merci beaucoup :-)) :

Comme te l'a dit Eternal, la culpabilité vient du fait que les victimes se reprochent de ne pas avoir fait telle ou telle chose ou de ne pas en avoir fait d'autres. Pour ce qui me concerne, par exemple, je m'en suis voulue de ne pas avoir crié ou de ne pas m'être défendue. En psychologie, on appelle ce phénomène "l'identification à l'agresseur". C'est très courant dans les cas de traumatisme. Pour ce qui concerne le viol, la victime est tellement choquée par ce qui lui arrive que son psychisme n'est plus en mesure d'assumer le monde extérieur devenu trop violent. Tout devient irrationnel et impensable. Alors, une façon de mettre du sens, c'est de s'identifier à l'agresseur. C'est ce qu'on appelle un mécanisme de défense. (Sigmund Freud et Anna Freud en ont parlé.) Cela permet de ne pas devenir "fou". Ca paraît tellement dingue que l'agresseur ne ressente pas de culpabilité que la victime prend "sur elle" la culpabilité que l'agresseur serait censé ressentir

Si vous le souhaitez vous pouvez m'envoyer votre propre expérience concernant la culpabilité en cliquant sur l'envellope, indiquez moi si vous souhaitez que votre témoignage soit publié